Mon combat de Mon Jafarian
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Résumé :
« Lorsque j’ai commencé ce livre, je pensais qu’il ne parlerait que de l’Iran, et qu’il raconterait le combat que je mène depuis presque trois ans pour porter la voix du peuple iranien en France, et relayer son combat contre l’idéologie mortifère que représente l’islamisme. Puis j’ai réalisé qu’en tant que Franco-Iranienne profondément patriote et laïque, je ne pouvais rester silencieuse face à l’inaction, voire la complaisance des pays dits libres, dont la France, envers nos bourreaux. Que je ne pouvais passer sous silence ma colère face à la fausse bien-pensance d’extrême gauche, les accusations d’islamophobie pour faire taire les activistes, les menaces de mort et les insultes quotidiennes subies ici pendant que dans mon pays natal le peuple lutte contre l’islamisme au prix de sa vie.
L’histoire tragique de l’Iran doit nous servir d’avertissement, et j’appelle à un sursaut collectif. Non pas pour sombrer dans une autre forme d’extrémisme, mais pour ne pas normaliser ce qui va à l’encontre de nos valeurs, et ne plus trembler à l’idée d’être étiquetés d’islamophobes ou de fascistes quand on dénonce une idéologie qui tue en masse.
Nous tenir aux côtés des Iraniens, c’est faire honneur à nos principes français, et c’est soutenir tout un peuple contre un régime sanguinaire qui œuvre chaque jour à déstabiliser le monde. Femme, vie, liberté. »
Mon avis rapide :
"La République islamique et ses proxys terroristes ont utilisé la cause palestinienne comme cheval de Troie de l'islamisme en Occident pour réveiller la rue avec des revendications toujours plus extrême. Et LFI en est devenue le mégaphone. Plus d'un électeur LFI sur quatre éprouve même de la sympathie pour le Hamas. C'est dire le niveau d'endoctrinement au sein de son électorat." Page 252
Mona Jafarian est une combattante de la liberté, la vraie liberté, celle qui libère et non celle qui enferme.
Iranienne ayant vécu en France, mais ayant aussi beaucoup voyagé en Iran, elle lutte pour la liberté de l'Iran et de son peuple. Ayant dû supporter le voile quand elle allait là-bas, et voyant l'emprise qu'il a ici sur des jeunes filles au cerveau endoctriné, Mona Jafarian ne mâche pas ses mots quand il s'agit de critiquer la politique de la république islamique d'Iran et la lâcheté de nos dirigeants, ici, face à la montée de l'islam rigoriste. Ou même face au régime criminel iranien.
Décrédibilisant les idéologies de gauche qui font de la France un pays soi-disant islamophobe (bien que l'on pourrait encore en dire plus pour les décrédibiliser), et ces féministes gauchistes à la malhonnêteté intellectuelle flagrante, - toutes engagées dans la soumission de la femme et l'islamisme - ; Mona Jafarian nous invite avec sa réflexion, son expérience, sa connaissance d'un pays musulman, sa lucidité sur la France et les témoignages d'iraniens et d'iraniennes victimes de la répression du régime criminel d'Iran, à voir pour en prendre davantage conscience, le danger pour nos libertés et notre culture que représente la banalisation de l'obscurantisme religieux dans le discours politique français. Notamment dans les discours de LFI ou des écolos. Tout ceci, au nom d'un antiracisme dévoyé, qui se rapproche plus du racisme contre les autochtones et les autres religions, que de l'antiracisme.
Ce livre, nous permet également de mieux connaître de l'intérieur, la politique de l'effacement et de la terreur que le régime des mollahs pratique depuis la révolution de 1979. Si nous savons tous que la gauche française et que les gauchistes iraniens (qui en fait ne semblaient pas toujours trop savoir pourquoi ils se battaient) ont ardemment lutté pour la venu de ce nouveau régime. Si nous n'ignorons pas les tortures et les massacres de masse de la population. Ce que nous ignorons un peu plus, c'est la politique d'effacement de toute culture antérieure à l'islam que pratique les mollahs. Appliquant en cela ce que nombre de pays musulmans ont fait, Mona Jafarian raconte comment l'expression d'une tout autre culture a été rendue quasi impossible ou dangereuse, par un régime qui n'a pour vision que la primauté de l'islam. (Souvenez-vous des Bouddhas de Bâmiyân. Mais je vous renvoie aussi à ce livre Une diversité menacée de Joseph Yacoub).
Bref. Menacée et vivant sous protection, - c'est vous dire que le combat qu'elle mène n'est pas anodin, et qu'on ne peut décidément pas ici comme là-bas considérer le voile comme un tissu anodin -, Mona Jafarian est une voix qu'il faut entendre et exposer, pour qu'ici et là-bas, les cris, les voix, les pleures qui demandent la liberté se fassent entendre. Et peut-être ainsi faire comprendre aux gauchistes et aux relativistes qui nous mettent en danger, que si les iraniens les considèrent comme des crétins et des vendus, c'est peut-être le moment pour eux de se remettre en question. Un livre important à lire.
Extraits :
"N'oubliez jamais que Mélenchon a pris bec et ongles la défense de Bachar al-Assad, qui a massacré son peuple, faisant plus de 500 000 victimes, dont des milliers de Palestiniens, allant jusqu'à justifier les bombardements syriens et russes. Il s'en est défendu depuis, mais le 20 octobre 2015, dans l'émission Preuve par 3, présentée par Michel Grossiord et Perrine Tarneaud sur Public Sénat, il allait même jusqu'à remettre en cause la fiabilité des informations concernant le massacre de populations civiles. « Si c'est une ONG [qui le dit], doit-on [la] croire pour autant ? [...] Pourquoi pas me croire, moi ? J'ai au moins d'aussi bonnes informations. Croyez-moi ! »
Le leader des Insoumis poursuit en expliquant qu'aucune guerre n'est propre, et que les civils sont toujours en première ligne : « Vous connaissez une guerre où on bombarde et où les civils ne reçoivent pas de bombes ? Cela n'existe pas ! » Cinq cent mille morts, et il parle de dommages collatéraux inévitables. Vingt à trente mille morts civiles à Gaza, en zone urbaine dense, et il hurle au génocide." Pages 252-253
"La République islamique et ses proxys terroristes ont utilisé la cause palestinienne comme cheval de Troie de l'islamisme en Occident pour réveiller la rue avec des revendications toujours plus extrême. Et LFI en est devenue le mégaphone. Plus d'un électeur LFI sur quatre éprouve même de la sympathie pour le Hamas. C'est dire le niveau d'endoctrinement au sein de son électorat." Page 252
"Il y eut, dès le 16 février 1979, soit à peine deux semaines après le retour en Iran de Khomeini, des exécutions massives visant à éliminer les dirigeants militaires et civils opposés au nouveau régime.
En l'espace de seulement deux mois (entre juillet et août 1988), 20 000 à 30 000 prisonniers politiques furent massacrés. Hommes, femmes et enfants ont été arbitrairement tués et jetés dans des fosses communes. Parmi les révolutionnaires de gauche de 1979, le désenchantement fut rapide. Ils furent même parmi les premières victimes de ces islamistes qu'ils avaient soutenus et menés au pouvoir.
De nombreux membres du Tudeh de l'époque ont expliqué avoir été emportés par l'élan communiste, par la ferveur populaire de gauche voulant faire tomber le shah à tout prix sans se soucier de ce qui arrivait réellement. Avec le recul, ils avaient compris qu'ils ne savaient même pas pour quelle liberté ils se battaient." Pages 221 222
"En 1978, Khomeini était exilé en France, à Neauphle-le-Château. Il maîtrisait parfaitement les codes idéologiques anti-impérialistes et anti-américains de la gauche française de l'époque. Il n'eut que peu de mal à la convaincre qu'il était la figure suprême de la lutte contre l'impérialisme et la voix « sans dans ». Des intellectuels français de renom, comme Michel Foucault, Jean-Paul Sartre ou Simone de Beauvoir, ont ainsi ouvertement soutenu son projet sociétal islamique et moyenâgeux. Ils ont activement aidé celui qui deviendra le bourreau sanguinaire du peuple iranien. Aveuglés par leur propre idéologie, ils firent de Khomeini un symbole de résistance, refusant d'affronter la réalité de ses écrits et de mesurer leur mauvaise foi concernant toutes les avancées sociales acquises grâce au shah au sujet des droits des femmes, des minorités, des classes défavorisées et des paysans.
Les médias occidentaux et les intellectuels de gauche relayèrent ainsi sans le moindre esprit critique les accusations portées par Khomeini contre le régime du shah. Et quarante-six ans après, nous continuons de lutter contre toute cette machination." Pages 213 - 214
"Une commission indépendante de l'ONU a aussi enquêté durant plus d'un an et a rendu à un rapport de plus de 500 pages sur tous les crimes contre l'humanité, les viols, les tortures, les enlèvements, les assassinats et les pendaisons commis par le régime. Un rapport effroyable qui n'a pas empêché les Nations Unies de dérouler le tapis rouge à nos bourreaux, encore et encore. Antonio Guterres a même poussé l'affront jusqu'à organiser une cérémonie en hommage au président de la République islamique, Ibrahim et Raïssi, mort dans le crash de son hélicoptère le 19 mai 2024. Une minute de silence, des fleurs, un portrait géant de lui, la signature d'un livre d'or à sa mémoire. Le boucher de Téhéran, responsable de la mort de dizaines de milliers d'innocents, nous crachait au visage même après sa mort, avec la complicité de l'ONU. Et toujours aucune sanction à l'horizon pour rendre un début de justice aux Iraniens." Page 136
"Il [ l'ayatollah Khomeini ] a également tout tenté pour anéantir nos fêtes datant de plusieurs milliers d'années, comme Norouz (notre Nouvel An), Tchaharchanbé-Souri, Yalda et toutes ces célébrations qui font notre ADN, ce que nous sommes, à savoir les descendants de Cyrus le Grand, dans la religion originelle était le zoroastrisme avant l'invasion arabo-musulmane durant laquelle l'islam nous a été imposé par la terreur et le sang. Les mollahs ne sont jamais parvenus à empêcher les Iraniens de célébrer leurs fêtes et ont dû se résoudre à les laisser faire publiquement.
Faire perdurer les traditions a été l'un des moyens des plus efficaces de lutter contre la propagande mise en place par le régime pour endoctriner les gens. khomeini avait raison de considérer notre patriotisme comme son pire ennemi. L'Iran (autrefois appeler la Perse en Occident) est un pays de savoir, de culture, de littérature, de poésie, de musique, de chants, de fêtes, de modernité. La République islamique est totalement incompatible." Page 65
"Khomeini comme son successeur Khamenei n'ont aucun amour de l'Iran et de son histoire. Il voit le monde à travers leur idéologie islamique. Ils ne voient ni frontières, ni culture, ni patriotisme. Le seul but est l'impérialisme islamique. S'étendre et former un califat où régneront l'Islam et la charia en utilisant la violence, le crime, la torture et les assassinats ; et bien sûr, détruire la civilisation occidentale." Page 66
"Au fond, qu'y a-t-il de plus raciste et suprémaciste que de considérer qu'une femme issue d'une minorité ou vivant dans un pays oriental ne mérite pas mieux que le sort que lui réserve la religion ? Même si celle-ci a pour conséquence la pédocriminalité, la violence, l'invisibilisation et des inégalités terribles dans la vie quotidienne." Page 51
"Comment des femmes vivant dans le pays de La Mecque pouvaient-elles réclamer la fin de l'abaya et de jeunes françaises, dans un pays laïque et démocratique, revendiquer le droit de le porter malgré la loi de 2004, en utilisant toujours les mêmes procédés d'accusation de racisme et d'islamophobie ?
La fourberie de faire croire à une tenue culturelle en France alors qu'il suffisait de passer une heure sur TikTok pour voir les nombreuses influenceuses à hijab pro-islamisme expliquer comment, à défaut de porter le voile, il était possible de détourner la loi de 2004 en portant l'abaya pour affirmer son appartenance à l'islam. Tout le narratif permettant d'endoctriner toutes ces jeunes femmes est savamment mis en place par les Frères musulmans et très largement financé par des pays comme le Qatar, la République islamique d'Iran, la Turquie, et parfois même la Russie. [...]
Le constat était édifiant : au Moyen-Orient, des femmes se battaient pour se sortir du joug de l'islam politique, et, en France, des adolescentes, aidées des milices féministes, voulaient fragiliser la laïcité et imposer les signes d'appartenance au patriarcat le plus dur et liberticide." Pages 55 - 56
"Elles [les féministes] ne sont jamais venues. Elles n'ont jamais partagé nos appels à la manifester. #NousToutes, qui est la plus grande association de France, malgré nos demandes, n'est jamais venue.
Comment expliquer que, alors que les femmes sortent dans la rue pour faire tomber une théocratie, réclament la fin du patriarcat religieux, luttent pour l'égalité des droits, subissent violences, viols, tortures, emprisonnements, coups de fouet et assassinats, les féministes se taisent ?
Et puis, nous avons commencé à voir fleurir dans les milieux militants féministes des affiches avec une femme voilée et une femme non voilée, flanquées de slogans comme « Même combat » ou « Chacun son choix ». Comme s'il était possible de comparer la France et la République islamique d'Iran. Elles réduisaient notre combat contre un régime fasciste islamique à une simple liberté de porter ou ne pas porter en voile.
J'ai d'abord cru à une certaine forme de naïveté. Après tout, toutes ces associations n'étaient composées que de femmes françaises n'ayant absolument aucune idée de ce que pouvait être une République islamique. Mais j'ai très vite compris qu'elles étaient surtout gangrénées par l'idéologie « intersectionnelle » d'extrême gauche. Elles avaient vendu leur âme à l'islamisme.
Les femmes iraniennes étaient un grain de sable qui venait enrayer leur machine de la fausse bien-pensance. Celles qui voulaient faire croire que le voile était un signe de liberté et de féminisme étaient bien embêtées face aux revendications des iraniennes.
Alors, elles ne se gênaient plus pour détourner notre lutte et tenter de faire croire que nous nous battions pour avoir la liberté de nous habiller comme nous le souhaitons. En occultant totalement la symbolique religieuse de ce voile.
Un hijab n'a jamais été un simple foulard, une femme qui le porte accepte les règles coraniques qu'il représente, à savoir valoir la moitié d'un homme dans le témoignage ou l'héritage, être consommable dès les premières règles, devoir vivre toute sa vie sous l'autorité d'un tuteur masculin, ne pas avoir le droit de chanter ou de danser, ne pas reconnaître le viol conjugal ni le droit à l'avortement, accepter la polygamie, et une multitude de principes liberticides et profondément injustes.
Vous pourriez me dire que porter le voile n'implique pas tout cela. Eh bien, si. Parce que dès lors qu'une jeune femme le porte, elle ouvre la voie ce que les prêcheurs, l'entourage, les amis, les gens sur les réseaux sociaux se donnent le droit d'exiger toujours plus de restriction de liberté. Après tout, pourquoi choisir de porter le voile, si c'est pour s'exonérer de tout ce que cela suppose pour ne pas vivre de manière haram ? Les principales injonctions destinées aux femmes sont liberticides et discriminatoires, et son porte-drapeau et hijab.
Ces féministes françaises ne parvenaient pas à comprendre que la seule chose qui permette aux femmes voilées de le porter « librement » en France sans conséquences, c'est justement qu'elles vivent dans un pays libre, laïc, ou la religion ne dicte pas les lois. Ce n'est pas la religion qui leur offre l'égalité des droits, ce qui n'existe dans aucun pays musulman, mais bien la loi de 1905, qui fait barrage à la religion." pp. 44-46
"L'ayatollah Khomeini prenait alors le pouvoir et instaurait la première république islamique au monde après avoir poussé le shah à l'exil. Il s'était inspiré de l'idéologie des Frères musulmans et du nazisme, en grand fan d'Hitler qu'il était, pour concevoir son régime de terreur dans lequel la charia allait faire office de loi.
Des dizaines de milliers d'Iraniens furent exécutés, massacrés, emprisonnés, dans mon oncle paternel, Mahmoud Jafarian, qui était vice-président au parlement du parti Rastakhiz, fondé par le shah lui-même." pages 9-10
"Ces gardiens sont chargés de « préserver la révolution » en imposant la terreur dans le pays et en permettant l'expansion du régime et de son idéologie dans les pays du Proche et du Moyen-Orient par l'intermédiaire des proxys terroristes, comme le Hezbollah, le Hamas, le Jihad islamique palestinien, les Houthis, les milices chiites en Syrie ou en Irak." Page 14
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