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Encre d'époque.

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29 juin 2026

Mon combat de Mon Jafarian

 

 

Résumé :

 

« Lorsque j’ai commencé ce livre, je pensais qu’il ne parlerait que de l’Iran, et qu’il raconterait le combat que je mène depuis presque trois ans pour porter la voix du peuple iranien en France, et relayer son combat contre l’idéologie mortifère que représente l’islamisme. Puis j’ai réalisé qu’en tant que Franco-Iranienne profondément patriote et laïque, je ne pouvais rester silencieuse face à l’inaction, voire la complaisance des pays dits libres, dont la France, envers nos bourreaux. Que je ne pouvais passer sous silence ma colère face à la fausse bien-pensance d’extrême gauche, les accusations d’islamophobie pour faire taire les activistes, les menaces de mort et les insultes quotidiennes subies ici pendant que dans mon pays natal le peuple lutte contre l’islamisme au prix de sa vie.
L’histoire tragique de l’Iran doit nous servir d’avertissement, et j’appelle à un sursaut collectif. Non pas pour sombrer dans une autre forme d’extrémisme, mais pour ne pas normaliser ce qui va à l’encontre de nos valeurs, et ne plus trembler à l’idée d’être étiquetés d’islamophobes ou de fascistes quand on dénonce une idéologie qui tue en masse.
Nous tenir aux côtés des Iraniens, c’est faire honneur à nos principes français, et c’est soutenir tout un peuple contre un régime sanguinaire qui œuvre chaque jour à déstabiliser le monde. Femme, vie, liberté. »

 

Mon avis rapide :
 

"La République islamique et ses proxys terroristes ont utilisé la cause palestinienne comme cheval de Troie de l'islamisme en Occident pour réveiller la rue avec des revendications toujours plus extrême. Et LFI en est devenue le mégaphone. Plus d'un électeur LFI sur quatre éprouve même de la sympathie pour le Hamas. C'est dire le niveau d'endoctrinement au sein de son électorat." Page 252

 

Mona Jafarian est une combattante de la liberté, la vraie liberté, celle qui libère et non celle qui enferme.



Iranienne ayant vécu en France, mais ayant aussi beaucoup voyagé en Iran, elle lutte pour la liberté de l'Iran et de son peuple. Ayant dû supporter le voile quand elle allait là-bas, et voyant l'emprise qu'il a ici sur des jeunes filles au cerveau endoctriné, Mona Jafarian ne mâche pas ses mots quand il s'agit de critiquer la politique de la république islamique d'Iran et la lâcheté de nos dirigeants, ici, face à la montée de l'islam rigoriste. Ou même face au régime criminel iranien.

 


Décrédibilisant les idéologies de gauche qui font de la France un pays soi-disant islamophobe (bien que l'on pourrait encore en dire plus pour les décrédibiliser), et ces féministes gauchistes à la malhonnêteté intellectuelle flagrante, - toutes engagées dans la soumission de la femme et l'islamisme - ; Mona Jafarian nous invite avec sa réflexion, son expérience, sa connaissance d'un pays musulman, sa lucidité sur la France et les témoignages d'iraniens et d'iraniennes victimes de la répression du régime criminel d'Iran, à voir pour en prendre davantage conscience, le danger pour nos libertés et notre culture que représente la banalisation de l'obscurantisme religieux dans le discours politique français. Notamment dans les discours de LFI ou des écolos. Tout ceci, au nom d'un antiracisme dévoyé, qui se rapproche plus du racisme contre les autochtones et les autres religions, que de l'antiracisme.



Ce livre, nous permet également de mieux connaître de l'intérieur, la politique de l'effacement et de la terreur que le régime des mollahs pratique depuis la révolution de 1979. Si nous savons tous que la gauche française et que les gauchistes iraniens (qui en fait ne semblaient pas toujours trop savoir pourquoi ils se battaient) ont ardemment lutté pour la venu de ce nouveau régime. Si nous n'ignorons pas les tortures et les massacres de masse de la population. Ce que nous ignorons un peu plus, c'est la politique d'effacement de toute culture antérieure à l'islam que pratique les mollahs. Appliquant en cela ce que nombre de pays musulmans ont fait, Mona Jafarian raconte comment l'expression d'une tout autre culture a été rendue quasi impossible ou dangereuse, par un régime qui n'a pour vision que la primauté de l'islam. (Souvenez-vous des Bouddhas de Bâmiyân. Mais je vous renvoie aussi à ce livre Une diversité menacée de Joseph Yacoub).
 


Bref. Menacée et vivant sous protection, - c'est vous dire que le combat qu'elle mène n'est pas anodin, et qu'on ne peut décidément pas ici comme là-bas considérer le voile comme un tissu anodin -, Mona Jafarian est une voix qu'il faut entendre et exposer, pour qu'ici et là-bas, les cris, les voix, les pleures qui demandent la liberté se fassent entendre. Et peut-être ainsi faire comprendre aux gauchistes et aux relativistes qui nous mettent en danger, que si les iraniens les considèrent comme des crétins et des vendus, c'est peut-être le moment pour eux de se remettre en question. Un livre important à lire.

 

 

Extraits :

 

"N'oubliez jamais que Mélenchon a pris bec et ongles la défense de Bachar al-Assad, qui a massacré son peuple, faisant plus de 500 000 victimes, dont des milliers de Palestiniens, allant jusqu'à justifier les bombardements syriens et russes. Il s'en est défendu depuis, mais le 20 octobre 2015, dans l'émission Preuve par 3, présentée par Michel Grossiord et Perrine Tarneaud sur Public Sénat, il allait même jusqu'à remettre en cause la fiabilité des informations concernant le massacre de populations civiles. « Si c'est une ONG [qui le dit], doit-on [la] croire pour autant ? [...] Pourquoi pas me croire, moi ? J'ai au moins d'aussi bonnes informations. Croyez-moi ! »
Le leader des Insoumis poursuit en expliquant qu'aucune guerre n'est propre, et que les civils sont toujours en première ligne : « Vous connaissez une guerre où on bombarde et où les civils ne reçoivent pas de bombes ? Cela n'existe pas ! » Cinq cent mille morts, et il parle de dommages collatéraux inévitables. Vingt à trente mille morts civiles à Gaza, en zone urbaine dense, et il hurle au génocide."
Pages 252-253

 

"La République islamique et ses proxys terroristes ont utilisé la cause palestinienne comme cheval de Troie de l'islamisme en Occident pour réveiller la rue avec des revendications toujours plus extrême. Et LFI en est devenue le mégaphone. Plus d'un électeur LFI sur quatre éprouve même de la sympathie pour le Hamas. C'est dire le niveau d'endoctrinement au sein de son électorat." Page 252

 

"Il y eut, dès le 16 février 1979, soit à peine deux semaines après le retour en Iran de Khomeini, des exécutions massives visant à éliminer les dirigeants militaires et civils opposés au nouveau régime.
En l'espace de seulement deux mois (entre juillet et août 1988), 20 000 à 30 000 prisonniers politiques furent massacrés. Hommes, femmes et enfants ont été arbitrairement tués et jetés dans des fosses communes. Parmi les révolutionnaires de gauche de 1979, le désenchantement fut rapide. Ils furent même parmi les premières victimes de ces islamistes qu'ils avaient soutenus et menés au pouvoir.
De nombreux membres du Tudeh de l'époque ont expliqué avoir été emportés par l'élan communiste, par la ferveur populaire de gauche voulant faire tomber le shah à tout prix sans se soucier de ce qui arrivait réellement. Avec le recul, ils avaient compris qu'ils ne savaient même pas pour quelle liberté ils se battaient."
Pages 221 222

 

"En 1978, Khomeini était exilé en France, à Neauphle-le-Château. Il maîtrisait parfaitement les codes idéologiques anti-impérialistes et anti-américains de la gauche française de l'époque. Il n'eut que peu de mal à la convaincre qu'il était la figure suprême de la lutte contre l'impérialisme et la voix « sans dans ». Des intellectuels français de renom, comme Michel Foucault, Jean-Paul Sartre ou Simone de Beauvoir, ont ainsi ouvertement soutenu son projet sociétal islamique et moyenâgeux. Ils ont activement aidé celui qui deviendra le bourreau sanguinaire du peuple iranien. Aveuglés par leur propre idéologie, ils firent de Khomeini un symbole de résistance, refusant d'affronter la réalité de ses écrits et de mesurer leur mauvaise foi concernant toutes les avancées sociales acquises grâce au shah au sujet des droits des femmes, des minorités, des classes défavorisées et des paysans.

Les médias occidentaux et les intellectuels de gauche relayèrent ainsi sans le moindre esprit critique les accusations portées par Khomeini contre le régime du shah. Et quarante-six ans après, nous continuons de lutter contre toute cette machination."
Pages 213 - 214

 

"Une commission indépendante de l'ONU a aussi enquêté durant plus d'un an et a rendu à un rapport de plus de 500 pages sur tous les crimes contre l'humanité, les viols, les tortures, les enlèvements, les assassinats et les pendaisons commis par le régime. Un rapport effroyable qui n'a pas empêché les Nations Unies de dérouler le tapis rouge à nos bourreaux, encore et encore. Antonio Guterres a même poussé l'affront jusqu'à organiser une cérémonie en hommage au président de la République islamique, Ibrahim et Raïssi, mort dans le crash de son hélicoptère le 19 mai 2024. Une minute de silence, des fleurs, un portrait géant de lui, la signature d'un livre d'or à sa mémoire. Le boucher de Téhéran, responsable de la mort de dizaines de milliers d'innocents, nous crachait au visage même après sa mort, avec la complicité de l'ONU. Et toujours aucune sanction à l'horizon pour rendre un début de justice aux Iraniens."  Page 136

 

"Il [ l'ayatollah Khomeini ] a également tout tenté pour anéantir nos fêtes datant de plusieurs milliers d'années, comme Norouz (notre Nouvel An), Tchaharchanbé-Souri, Yalda et toutes ces célébrations qui font notre ADN, ce que nous sommes, à savoir les descendants de Cyrus le Grand, dans la religion originelle était le zoroastrisme avant l'invasion arabo-musulmane durant laquelle l'islam nous a été imposé par la terreur et le sang. Les mollahs ne sont jamais parvenus à empêcher les Iraniens de célébrer leurs fêtes et ont dû se résoudre à les laisser faire publiquement.
Faire perdurer les traditions a été l'un des moyens des plus efficaces de lutter contre la propagande mise en place par le régime pour endoctriner les gens. khomeini avait raison de considérer notre patriotisme comme son pire ennemi. L'Iran (autrefois appeler la Perse en Occident) est un pays de savoir, de culture, de littérature, de poésie, de musique, de chants, de fêtes, de modernité. La République islamique est totalement incompatible."
Page 65

 

"Khomeini comme son successeur Khamenei n'ont aucun amour de l'Iran et de son histoire. Il voit le monde à travers leur idéologie islamique. Ils ne voient ni frontières, ni culture, ni patriotisme. Le seul but est l'impérialisme islamique. S'étendre et former un califat où régneront l'Islam et la charia en utilisant la violence, le crime, la torture et les assassinats ; et bien sûr, détruire la civilisation occidentale." Page 66

 

"Au fond, qu'y a-t-il de plus raciste et suprémaciste que de considérer qu'une femme issue d'une minorité ou vivant dans un pays oriental ne mérite pas mieux que le sort que lui réserve la religion ? Même si celle-ci a pour conséquence la pédocriminalité, la violence, l'invisibilisation et des inégalités terribles dans la vie quotidienne." Page 51

 

"Comment des femmes vivant dans le pays de La Mecque pouvaient-elles réclamer la fin de l'abaya et de jeunes françaises, dans un pays laïque et démocratique, revendiquer le droit de le porter malgré la loi de 2004, en utilisant toujours les mêmes procédés d'accusation de racisme et d'islamophobie ?
La fourberie de faire croire à une tenue culturelle en France alors qu'il suffisait de passer une heure sur TikTok pour voir les nombreuses influenceuses à hijab pro-islamisme expliquer comment, à défaut de porter le voile, il était possible de détourner la loi de 2004 en portant l'abaya pour affirmer son appartenance à l'islam. Tout le narratif permettant d'endoctriner toutes ces jeunes femmes est savamment mis en place par les Frères musulmans et très largement financé par des pays comme le Qatar, la République islamique d'Iran, la Turquie, et parfois même la Russie. [...]
Le constat était édifiant : au Moyen-Orient, des femmes se battaient pour se sortir du joug de l'islam politique, et, en France, des adolescentes, aidées des milices féministes, voulaient fragiliser la laïcité et imposer les signes d'appartenance au patriarcat le plus dur et liberticide."
Pages 55 - 56

 

"Elles [les féministes] ne sont jamais venues. Elles n'ont jamais partagé nos appels à la manifester. #NousToutes, qui est la plus grande association de France, malgré nos demandes, n'est jamais venue.
Comment expliquer que, alors que les femmes sortent dans la rue pour faire tomber une théocratie, réclament la fin du patriarcat religieux, luttent pour l'égalité des droits, subissent violences, viols, tortures, emprisonnements, coups de fouet et assassinats, les féministes se taisent ?
Et puis, nous avons commencé à voir fleurir dans les milieux militants féministes des affiches avec une femme voilée et une femme non voilée, flanquées de slogans comme « Même combat » ou « Chacun son choix ». Comme s'il était possible de comparer la France et la République islamique d'Iran. Elles réduisaient notre combat contre un régime fasciste islamique à une simple liberté de porter ou ne pas porter en voile.
J'ai d'abord cru à une certaine forme de naïveté. Après tout, toutes ces associations n'étaient composées que de femmes françaises n'ayant absolument aucune idée de ce que pouvait être une République islamique. Mais j'ai très vite compris qu'elles étaient surtout gangrénées par l'idéologie « intersectionnelle » d'extrême gauche. Elles avaient vendu leur âme à l'islamisme.
Les femmes iraniennes étaient un grain de sable qui venait enrayer leur machine de la fausse bien-pensance. Celles qui voulaient faire croire que le voile était un signe de liberté et de féminisme étaient bien embêtées face aux revendications des iraniennes.
Alors, elles ne se gênaient plus pour détourner notre lutte et tenter de faire croire que nous nous battions pour avoir la liberté de nous habiller comme nous le souhaitons. En occultant totalement la symbolique religieuse de ce voile.
Un hijab n'a jamais été un simple foulard, une femme qui le porte accepte les règles coraniques qu'il représente, à savoir valoir la moitié d'un homme dans le témoignage ou l'héritage, être consommable dès les premières règles, devoir vivre toute sa vie sous l'autorité d'un tuteur masculin, ne pas avoir le droit de chanter ou de danser, ne pas reconnaître le viol conjugal ni le droit à l'avortement, accepter la polygamie, et une multitude de principes liberticides et profondément injustes.
Vous pourriez me dire que porter le voile n'implique pas tout cela. Eh bien, si. Parce que dès lors qu'une jeune femme le porte, elle ouvre la voie ce que les prêcheurs, l'entourage, les amis, les gens sur les réseaux sociaux se donnent le droit d'exiger toujours plus de restriction de liberté. Après tout, pourquoi choisir de porter le voile, si c'est pour s'exonérer de tout ce que cela suppose pour ne pas vivre de manière haram ? Les principales injonctions destinées aux femmes sont liberticides et discriminatoires, et son porte-drapeau et hijab.
Ces féministes françaises ne parvenaient pas à comprendre que la seule chose qui permette aux femmes voilées de le porter « librement » en France sans conséquences, c'est justement qu'elles vivent dans un pays libre, laïc, ou la religion ne dicte pas les lois. Ce n'est pas la religion qui leur offre l'égalité des droits, ce qui n'existe dans aucun pays musulman, mais bien la loi de 1905, qui fait barrage à la religion."
pp. 44-46

 

"L'ayatollah Khomeini prenait alors le pouvoir et instaurait la première république islamique au monde après avoir poussé le shah à l'exil. Il s'était inspiré de l'idéologie des Frères musulmans et du nazisme, en grand fan d'Hitler qu'il était, pour concevoir son régime de terreur dans lequel la charia allait faire office de loi.
Des dizaines de milliers d'Iraniens furent exécutés, massacrés, emprisonnés, dans mon oncle paternel, Mahmoud Jafarian, qui était vice-président au parlement du parti Rastakhiz, fondé par le shah lui-même."
pages 9-10

 

"Ces gardiens sont chargés de « préserver la révolution » en imposant la terreur dans le pays et en permettant l'expansion du régime et de son idéologie dans les pays du Proche et du Moyen-Orient par l'intermédiaire des proxys terroristes, comme le Hezbollah, le Hamas, le Jihad islamique palestinien, les Houthis, les milices chiites en Syrie ou en Irak." Page 14

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20 mai 2026

Le Hamas : plongée au coeur du groupe terroriste de Mohamed Sifaoui

 

 

Résumé :

Que sait-on vraiment à propos du Hamas, et notamment en France ? Malgré des centaines d'heures de plateaux télévisés, plusieurs dizaines d'articles, il y a très peu de décryptages concernant cette organisation, liée idéologiquement aux réseaux des Frères musulmans.
Que sait-on de son histoire ? De ses alliances ? De son idéologie ? De ses objectifs ? Connaît-on ses manoeuvres ? Ses financements ? Les hommes qui la composent ? Est-ce une création des Israéliens, comme le clame la rumeur ?
Groupe terroriste pour les uns, organisation de résistance pour les autres, ce livre tranche le débat à partir d'éléments factuels et objectifs. Lié militairement à l'Iran et à ses organisations satellitaires, financièrement au Qatar et politiquement à la Turquie, le Hamas constitue une organisation très particulière.
Cet ouvrage est une plongée inédite dans les moindres recoins du Hamas. Comment cette organisation a-t-elle réussi à faire main basse sur la « cause palestinienne » ? Quels sont ses desseins à l'échelle régionale, mais aussi mondiale ? Quelles sont les conséquences des attentats du 7 octobre 2023, à la fois pour ce groupe islamiste et pour la région ?
Autant de questions auxquelles ce livre tente de répondre, afin de proposer une lecture lucide de l'avenir des Israéliens et des Palestiniens, et plus particulièrement des habitants de Gaza. Il n'est, quoi qu'il en soit, pas possible d'envisager un hypothétique « processus de paix » sans connaître cet acteur majeur qu'est le Hamas. Et il serait imprudent d'oublier son impact sur la politique intérieure des pays occidentaux, notamment en France. Tout comme il faut comprendre ses répercussions à la fois sur les Juifs de la diaspora et sur ceux qui sont attachés, de bonne foi, à la cause palestinienne.
 

Mon avis :

 

« En 2013, le magazine Forbes indiquait que le Hamas était l'une des organisations terroristes les plus riches de la planète. Cette richesse provient de trois sources : les aides internationales, la criminalité financière internationale, l'économie parallèle, produit de la contrebande ainsi que l'impôt obligatoire prélevé sur les gazaouis.» p.101

 

« Elle [la charte du Hamas] rappellera non seulement la totale adhésion à la pensée des Frères musulmans, mais elle fera ressortir aussi la caractéristique idéologique principale de l'organisation, celle qui allait représenter le socle de son action politique d'abord, militaire ensuite : l’antisémitisme.
Une propagande - souvent relayée en Occident - laisse croire que l’organisation ne serait pas antisémite, mais seulement "antisioniste". Cette affirmation ne résiste pas devant l'examen objectif et froid de la documentation du Hamas, sa littérature et les déclarations de ses dirigeants. Sauf à considérer que l'appel à la destruction totale d'Israël n'est pas antisémite, il n'est pas sérieux de croire que l’antisionisme ne serait pas une forme - pour l'instant juridiquement acceptable - de l'antisémitisme. Il faut en effet souligner la position qui revient dans plusieurs sorties médiatiques des cadres de l'organisation, comme Mahmoud Al-Zahar par exemple, mais aussi à travers les éléments contenus dans la charte [...] et qui montrent l'étendue de cette haine du juif, contenue dans le discours islamiste en général et dans l'idéologie du Hamas en particulier. Le 24 février 2012, pour ne citer que cet exemple, la télévision palestinienne, contrôlée par le Hamas, diffusait à une heure de grande écoute le prêche du vendredi en direct de la grande mosquée de Khan Younès, contrôlée elle aussi, par l'organisation. L'imam n'a pas hésiter à affirmer vertement que les juifs étaient "un groupe de petits-enfants des singes et des porcs". » p.112

 

« Je l'ai souvent dit et écrit. On n'explore pas suffisamment la littérature islamiste et, lorsqu'on le fait, on ne sait pas toujours décrypter ce qu'elle contient. Aussi, faut-il le rappeler autant de fois que possible, nous pouvons reprocher beaucoup de choses aux tenants de l'islam politique, mais nous ne pouvons pas affirmer qu'ils ne révèlent pas leur vision du monde, leurs intentions, leurs modes opératoires, leurs projets, qu'ils n'assument pas les particularités de leur idéologie ou qu'ils ne nous informent pas au sujet de leurs objectifs. Même si le double discours est consubstantiel à leur stratégie opérationnelle, leur idéologie, elle, et clairement assumée et diffusée à travers une abondante littérature. » Page 141

 

 

Précision : Je mettrai dans ce texte "islamisme" pour parler de ce groupe terroriste qu’est le Hamas, mais je ferai certainement l'amalgame entre musulman et islamisme. Sachez que c'est normal, je ne fais aucune différence entre l'islamisme et l'islam. Certes, une minorité de croyants est respectable, mais force est de constater que ce n'est pas la majorité. Donc je ne fais pas la différence. D'ailleurs depuis des dizaines d'année, l'islam est connue pour être la religion la plus meurtrière, et la xénophobie dans les pays musulmans est une réalité. Je ne peux vraiment pas faire la différence.

 

Voici un livre qui se veut éclairant, et qu'il est ! Mohamed Sifaoui est un chercheur né en Algérie qui connaît plutôt bien la question de l'islam et le monde arabo-musulman. C'est donc tout naturellement qu'il écrit un livre sur l’organisation terroriste du Hamas, post 7 octobre.

 

Ce livre de Mohamed Sifaoui est une lecture nécessaire pour comprendre l'organisation terroriste du Hamas et son idéologie, son fonctionnement ainsi que son utilisation. Grand connaisseur de la question, et même de la question géopolitique de l'islam de manière générale, Mohamaed Sifaoui va remonter l'histoire de la pensée musulmane à partir de l'organisation des Frères musulmans (1928), afin de nous aider à comprendre comment cette organisation du Hamas est née et d'où elle puise son idéologie xénophobe et violente.


Se voulant neutre, et ses positions qui critiquent la politique d'Israël montrent le regard analytique qu'il porte sur la situation (même si parfois ça paraît un peu hasardeux), l'auteur va néanmoins et sans complaisance disséquer ce courant terroriste de l’intérieur. Tout d'abord, en mettant en avant les scissions entre les divers membres du groupe mais aussi en décortiquant le mode de fonctionnement et sa littérature. Il va aussi montrer comment par la violence ou la voie démocratique (alors que pas un groupe terroriste ne respecte la démocratie, l'utilisation de la démocratie n'est là que pour la détruire, comme chez LFI), ce groupe a su prendre le pouvoir. Notamment en noyautant les écoles, les universités et les médias, mais aussi en investissant beaucoup dans le social ; en détournant aussi de l'argent, ou en le recevant ouvertement de pays comme l'Iran ou d'organisations européennes, sans oublier les associations qui jouent énormément sur le larmoyant.

 

« Dans cette logique, il va s’employer à réunir les conditions nécessaires pour mettre sur pied l'outil préféré des islamistes : l'action sociale.
[...]
Cette dernière a toujours été un élément central de la stratégie des Frères musulmans et ce, depuis la fondation en Égypte en 1928. Hassan-al-Banna, le fondateur des Frères musulmans disait que l'islam devait être intégré dans tous les aspect de la vie. C'est ce qu'il a enseigné à ses adeptes, les enjoignant à suivre cette méthode pour installer l'islam dans chaque recoin de la vie. Pour lui, l'action sociale n'était donc pas seulement une activité caritative, mais un moyen d’inculquer des "valeurs islamiques" dans toute la société. »
p.79

 

« Grâce à la générosité d'un habitant de Gaza qui avait un important terrain et à des financement obtenus de la part de plusieurs donateurs musulmans notamment, l'université islamique de Gaza verra le jour au cours de l'année 1978. Le cheikh Muhammad Awad a collecté un soutien financier et matériel pour cette université. Ce sera là, la plus importante des "ruches d'abeilles". Il y en aura d'autres, notamment l'université Al-Azhar à Gaza qui jouera, à partir des années 1990, un rôle similaire. Durant plusieurs années, le Fatah et le cheikh Yassine se disputeront le contrôle des universités. Finalement, ce sont les islamistes qui auront le dernier mot. Ainsi les universités deviendront leur fief. » p.88

 

« Dans un premier temps, le Hamas a cherché à établir des liens avec des communautés palestiniennes sur le Vieux Continent, souvent dans le but de capter du soutien politique. Ses efforts incluaient le dialogue avec la diaspora et des groupes de soutien dans le but de lever des fonds. Des associations ont été ainsi créées dans ce sens. Évidemment, le plus souvent, aucune référence au Hamas ni même à l'idéologie islamiste n'est mentionnée. Ce n'est qu'au fil du temps que plusieurs gouvernements occidentaux allaient s'apercevoir que des organisations opérant sur leur territoire à partir d'un label d'"associations caritatives" servaient en vérité à financer de manière directe ou indirecte les activités du Hamas. On peux citer pêle-mêle, [...] Holy Land Fondation for relief and Development (États-Unis), Interpal ( Royaume-Uni), ou encore le Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens (CBSP, France). Régulièrement ainsi des associations européennes passent par d'autres, jouant le rôle d'écrans, basées dans des pays arabes ou dans les territoires palestiniens, qui n'ont officiellement aucun lien avec le Hamas, mais qui sont en vérité des associations créées par l'organisation terroriste, ou par ses alliés, pour récupérer les dons qui affluent du monde entier. » Page 172

 

Mais au final, soyons honnêtes, le Hamas se fout royalement de la population qui portant soutienne cette organisation terroriste, tellement la propagande est énorme. (J'ai du mal à voir les gazaouis comme des victimes.)
 

« Durant toute la journée [ 7 octobre 2023], plusieurs cadres du Hamas se sont succèdes sur les plateaux des chaînes arabes, ceux d' Al-Jazeera notamment, pour dire que « la mère de toutes les batailles» venait de commencer. Beaucoup d'entre eux, surtout ceux qui s'exprimaient à partir de l'intérieur des territoires palestiniens, affichaient une déconcertante sérénité alors que tous les observateurs pouvaient prédire la riposte et imaginer la suite, surtout pour les civils de Gaza. » Page 255

« Quand on sait que Gaza - qui compte plus de 2 millions d'habitants - largement acquise aux thèses du Hamas, est le principal réservoir de l'organisation, ces chiffres peuvent paraître minorés. Il n'y a qu'à voir la longévité de certains cadres qui arrivent à vivre en clandestinité total depuis plusieurs décennies à l'intérieur de Gaza, on sait que cela n'est possible que grâce au soutien de la population civile. » Page 187

 

En faisant tout cela Mohammed Sifaoui aide grandement la pensée occidentale, en la poussant à arrêter de lire la grille du monde musulman avec la grille occidentale. Connaissant l'arabe, il montre bien par exemple la différence entre la charte du Hamas (qui appelle à la destruction d'Israël) et certains documents politiques qui peuvent se montrer temporairement plus tempérés, et que beaucoup de journalistes occidentaux s'empressent de décrypter et d'appliquer au Hamas en oubliant la base de cette organisation. Ce faisant, il explique également correctement la différence entre la takhiya et la hudna.  Le Hamas utilise -comme Mahomet - la manipulation et le mensonge, la pensée islamiste pour adapter son discours à sa position à un instant donné et se renforcer.

 

« Les plus jeunes sont incités à provoquer manifestations, émeutes et violence sans armes. Cette étape permet, depuis la première Intifada, de repérer des profils. Ainsi, certains adolescents de la révolte populaire de 1987 deviendront, en l'espace de quelques années, des cadres importants d'Al-Qassam. Dans les rangs du Hamas, le discours officiel fait souvent l'éloge des "enfants de l'Intifada" qui seront plus tard des membres aguerris du mouvement. Cette jeunesse est souvent prise en charge, pour assurer d'une certaine manière la relève, et ainsi les uns sont orientés vers des études pour devenir des leaders politiques ou des militants dans leur domaine et les autres des "combattants" au sein de l'appareil sécuritaire. Cette stratégie inscrite dans le temps a permis à l'organisation de mettre en place un contrôle territorial strict à Gaza. C'est ce que beaucoup d'observateurs, parfois avertis, ne comprennent pas dans le fonctionnement du Hamas. Très souvent, les commentateurs n'admettent pas que l'ambulancier, le journaliste, le médecin, le photographe peuvent tous être parfois des membres de l'organisation, chacun dévolu à une tâche bien précise. A Gaza, les choses ne se passent pas selon les schémas que l'on connaît ailleurs, surtout dans les démocraties. Les militants ont une fonction officielle à côté de leur activité clandestine. Lorsque s'opère l'élimination d'un terroriste, pour les mêmes observateurs, ce n'est pas un membre du Hamas qui a été visé, mais l'ambulancier, le médecin ou le journaliste. Nous sommes face à un fonctionnement complexe qui a été mis en place à la fin des années 1960 et qui n'a eu de cesse d'être sophistiqué pour devenir le groupement que nous connaissons désormais. » Page 188

 

A ce problème de grille de lecture, Mohamed Sifaoui n'est pas tendre avec une gauche au confort intellectuel certain, et une jeunesse assez stupide qui n'hésite pas à défendre, un groupe terroriste qui n’hésiterait pas à les tuer (LGBT par exemple). Répétant le discours du Hamas et adhérant au discours victimaire, sans regarder les détails ni la réalité, Mohamed Sifaoui montre que le danger vient aussi de cette gauche et jeunesse soi-disant éduquée et intelligente (je l'ai toujours dit un diplôme ne fait pas les neurones) porteur du discours terroriste. En ça, il rejoint Mona Jafarian dans son livre Mon combat. Et le pire c'est que l'on voit des p'tits cons sur la chaîne YT Al-Jazeera défendre le Hamas. Voyez plus bas ce qu'est cette chaîne.
Mais la gauche n'est pas la seule position qu'il critique, les instances européennes ou internationales sont vivement critiquées aussi. Notamment quand elle distribue des fonds, sans regarder à quoi ils servent. Le Hamas est une des organisations terroristes les plus riches au monde.

 

« Trois jours après son lancement, le 3 novembre 1996, la chaîne allait inaugurer une « émission religieuse », intitulé Al-Sharia oua Al-Hayat (la charia et la vie). Ce sera une tribune idéologique pour les mettre à penser du frérisme. Ce programme, incarné par Youssouf Al-Qaradhaoui, longtemps considéré comme le père spirituel des Frères musulmans, deviendra, très vite, l'une des plus importantes vitrines de la chaîne et son émission phare. À travers elle, Al-Qaradhaoui multipliera, avec la bénédiction du régime qatari, entre autres, banalisation de l'antisémitisme, soutien au Hamas et justification des attentats suicide en Israël, ce qui arrangeait évidemment la vision du Hamas et celle des brigades Al-Quassam, mais aussi des autres factions islamistes. » Page 231 232

 

« D'ores et déjà, donnons en plus trois preuves tangibles que seuls ceux qui sont animés par le dogmatisme et la malhonnêteté intellectuelle n'iront. Primo. Le Hamas qui a construit des centaines de kilomètres de tunnel pour ses combattants et ses cadres, n'a pas édifié un seul abri pour les populations civiles. Secundo. Toutes les factions armées n'hésitent pas à utiliser les écoles, les lieux de culte, les hôpitaux ou encore les habitations comme centre de commandement ou pour lancer à partir de ces lieux des attaques de roquettes, mettant ainsi en danger les populations civiles qui sont présentes. Tertio, nous savons enfin que lorsque l'armée israélienne lance des tracts ou envoie à la population gazaouie des messages électroniques pour exiger l'évacuation d'une zone et annoncer des frappes, les hommes du Hamas empêchent souvent des civils de partir. » p.300

 

« Le Hamas a opéré des rapprochements idéologiques avec des milieux de la gauche (ou de l'extrême gauche) européenne qui ont choisi, depuis de longues années, de soutenir, plus ou moins ouvertement, les tenants de l'islam politique et notamment les Frères musulmans, voire de se compromettre avec eux. En Grande-Bretagne, Jérémy Corbyn, longtemps tête de file des travaillistes, est, depuis plusieurs années, l'un des plus fervent défenseurs de l'organisation terroriste. Mais ce n'est pas le seul. Ainsi, ce courant de pensée islamo-gauchiste, présent dans plusieurs pays occidentaux, est devenu une sorte d'allié objectif de cette organisation terroriste. Il s'inscrit dans un héritage à tout le le moins ambigu. Il y a une équation qui n'est toujours pas résolue : nous ne savons pas encore quelles sont les réelles motivations de ce courant politique. Qu'est-ce qui pousse un parti se réclamant de la gauche à soutenir un groupe terroriste islamiste, comme le Hamas ? Le clientélisme politique ? La recherche de la polarisation de la vie politique ? L'antisémitisme ? Ou le tout à la fois ?
Rien d'exceptionnel en vérité, puisque tout le moment dit « wokisme » et qui phagocyte largement la gauche occidentale, que l'on retrouve à la fois dans le milieu syndical, dans les universités - notamment nord-américaine - et dans les systèmes médiatiques, ce moment a orienté, depuis de longues années, ses vues en faveur d'organisations comme le Hamas.
Nous somme ainsi entrés dans des processus intellectuels très curieux qui amènent certaines chapelles idéologiques, se réclamant pourtant de la « gauche antiraciste », à être totalement insensibles à l'antisémitisme qui vise les Juifs du monde entier, y compris en Europe ou en Amérique du Nord, et totalement solidaire avec un groupe comme le Hamas qui n'hésite pas à user de terrorisme. Mais qui de surcroît pour qu'une idéologie misogyne et homophobe en entretenant une vision assez apocalyptique du monde. »
Pages 247 - 248

 

« Le Hamas a réussi une série de hold-up depuis 1987. D'abord, sur le plan de la politique intérieure, il a réussi une mainmise sur la « cause palestinienne » et à se faire passer - à travers des manœuvres déjà abordées - pour le défenseur exclusif de ce peuple meurtri par une situation qui semble être inextricable. Ensuite, ce même groupe a réussi à faire oublier qu'il était membre de la fameuse confrérie des Frères musulmans, qu'il s'était construit donc autour d'une pensée strictement islamiste et anti-démocratique qui s'accompagne allègrement du mode opératoire terroriste. Enfin, la milice armée a réussi à capter en Occident à la fois la sympathie d'une majorité de musulmans, impactés par le conflit israélo-palestinien, mais aussi au-delà, celle de la plupart des milieux de la gauche européenne qui se laissent manipuler par le discours soi-disant « anti-colonialiste » des dirigeants du Hamas. La première victoire de cette organisation ou de ce parti fut son marketing. Rarement un groupe extrémiste, raciste, n'avait réussi, grâce à une communication intelligente, portée par quelques médias arabes, à s'attirer autant de bienveillance dans les sociétés démocratiques, surtout dans des milieux se réclamant de la gauche. » Page 249

 

Pour résumer, c'est un livre nécessaire à lire - même si la généalogie des personnes et des groupes ne sera pas la partie plus mémorable – pour comprendre un peu mieux le système du fonctionnement du Hamas. Et les erreurs commises. Oui, la solution à deux états serait idéale, mais je n'y crois pas. Franchement je me dis que transformer Gaza en réserve naturelle où la nature reprendrait ses droits, est la meilleure solution.

 

Extraits :

 

« Dans l'inconscient d'une partie de la jeunesse occidentale, Israël est réduit à un État, « tueur de femmes et d'enfants ». Une telle définition ouvre droit à tous les excès de la part de ceux qui font face à la puissance israélienne et légitime leurs actions quel que soit leur niveau de barbarie.

À côté de cette première réalité, une autre vient se superposer, notamment depuis l'opération « plomb durci ». La chaîne Al-Jazeera, véritable arme de destruction massive, propriété du Qatar et éléments central de sa politique de soft power, et mise à contribution pour chauffer à blanc à la fois les populations arabes, les opinions publiques arabophones et ainsi les communautés arabo-musulmanes, installées en Occident. A partir de cette tribune, les choses sont simples (simplistes même): Israël est diabolisé, le Hamas est victimisé. Le narratif est redoutable, images à l'appui : l'armée israélienne tue les femmes (et surtout des enfants), les « résistants » du Hamas tuent les soldats et les forces spéciales de Tsahal. Les premiers sont donc des lâches tueurs de civils, les seconds des héros, résistants à l'oppression sioniste. Avec une telle rhétorique, nous avons face à nous la recette pour semer dans les cœurs la haine, en l'espèce de l'antisémitisme, et pour déchaîner toutes les passions.
Je le dis sans exagération aucune mettez une personne, quelque peu déstructurée intellectuellement, avec un profil quelque peu fragile, pendant une journée complète, face à Al-Jazeera. En début de soirée, elle aura envie de tuer un juif. Sans nul doute. A minima, elle comprendrait que l'on puisse s'attaquer à un « sioniste ». La réalité est malheureusement aussi brutale que cela.»
Pages 227 228

 

« La haine pour ligne directrice

Si ces deux derniers articles remettent le Hamas dans une ligne idéologiquement islamiste à travers un marqueur essentiel, le statut des femmes, le dix-neuvième renvoie à ce que nous savons des organisations des plus archaïques comme les Talibans ou Daesh.
Sur ce point, le marqueur, c'est l'art. La Charte a tenu à positionner la formation frériste, là aussi, et montre qu'elle récuse l'universalité de la culture et qu'elle ne reconnaît que celle qui a une connotation« islamique », rejetant de fait ce qui est antéislamique, en premier lieu ce qui est de nature à exalter le corps et l'argile. L'utilisation de la terre glaise, notamment pour réaliser des représentations figuratives, c'est-à-dire la création d'images ou de sculptures faisant référence à des êtres vivants, particulièrement des humains et des animaux, est strictement prohibée par les textes des mouvements islamistes. Ce serait, selon eux, pour éviter toute forme d'idolâtrie. Les mêmes faux arguments qui amèneront, plus tard, en mars 2001, les Talibans à détruire des vestiges faisant partie de la mémoire et de l'histoire de l'Afghanistan, en l'occurrence les célèbres Bouddha Bamiyan, suscitant l'émotion et l'incompréhension de la communauté internationale, alors ébahie de découvrir autant d'intolérance et d'archaïsme exprimer au nom d'une religion. Pourtant, treize ans plus tôt, le Hamas avait déjà exprimé son rejet de ce type d’œuvres au nom d'une lecture du corpus islamique totalement passéiste. Une vision moyenâgeuse qui a été remise au goût du jour par quasiment tous les mouvements extrémistes se réclamant de l'islam. La destruction des œuvres d'art et des vestiges est consubstantielle en vérité à la pensée islamiste qui considère que l'on ne peut reconnaître une autre civilisation que la civilisation islamique qui aurait, d'une certaine manière, abroger tout ce qu'il a précédé. »
Pp. 156-157

3 mai 2026

Bullshit Bienveillance : Enquête sur la psychologie positive à l'école de Matthieu Grimpret

 

Résumé :

L’école n’a plus pour objectif principal d’apprendre à lire, écrire et compter. Non, priorité est aujourd’hui donnée au « bien-être de l’élève ». En classe, c’est désormais la « bienveillance » qu’on enseigne, avec pour conséquence le règne des émotions, des pulsions et du narcissisme. 


Oui, la situation est alarmante : 
– effondrement du niveau, 
– liquidation de la culture générale, 
– entrisme idéologique, 
– explosion des violences... 


Et alors ? Il ne faudrait surtout pas traumatiser nos chères têtes blondes, ou ce qu’il en reste.


Sur les décombres fumants de l’éducation soixante-huitarde s’impose une nouvelle vision de l’élève et de la pédagogie, empêchant l’école de revenir à sa raison d’être. Quand le prof joue au psy, plus personne ne joue au prof.


Il est temps de mettre fin à ce « psychosystème » contre-productif et délétère pour nos enfants : cette OPA de la psychologie positive sur nos écoles, triomphe de la subjectivité, de l’égalitarisme gnangnan et de la médiocrité vertueuse, au nom de la « science » doit cesser avant qu’il ne soit trop tard. 

 

Mon avis :

 

J'ai voulu lire ce livre car j'ai été vacataire dans l'éducation nationale au primaire et dans le privé. Donc forcément, des parents qui se plaignaient que je faisais travailler leurs enfants, j'en ai eu. Des parents qui n'aimaient pas mon franc parlé ou mon honnêteté (la période des bulletins était exceptionnelle), j'en ai eu également. Des parents qui se plaignaient des notes aux contrôles ou aux dictées (oui même en CP et CE1), j'en ai eu quelques-uns. Des parents qui voulaient l'école à la carte parce que leurs pauvres petites têtes blondes n'aimaient pas écrire et travailler, j'en ai eu pas mal.
A côté des parents, évidemment que j'ai aussi supporté ces concertations où le sujet du jour était « la bienveillance envers les élèves et entre les élèves » ce à quoi je répondais toujours, que le monde n'était pas celui des bisounours et que ça ne leur faisait pas de mal de se frotter à la réalité. Et qu'il fallait arrêter de les encourager à se plaindre de tout et de rien. Bien sûr, que j'ai eu également un cours sur l'interdiction de dire le mot « punition », faut lui préférer le mot « sanction » (pas sûre qu'un maternel face la différence entre les deux). Et bien sûr, et n'est-ce pas le pire (?), que j'ai eu des collègues qui prenaient dans leurs bras des élèves de CE2 ou de CM1, parce que câlins ! (Ils ont essayé avec moi, je les ai repoussés très vite. Ils n'ont pas tenté deux fois.)
Bref, si dans les faits ces pages ne m'ont rien apprise, expérience oblige, j'ai par contre bien plus appris sur la naissance et la manipulation de cette pseudo-science, qu'est la psychologie positive. Et l'immense arnaque politique et mercantile qu'elle est !!!



Politique tout d'abord, car les créateurs de cette idéologie bienveillante, sont tous de gauche – et souvent communistes au-demeurant. Ces gens-là, car l'idée est vieille, pensaient que pour changer la société il fallait changer l'école, qui elle même changerait la société in fine. Pour ces gens, la nécessité de transmettre, de donner les outils aux enfants pour affronter l'âge adulte, de cadrer, de les former à devenir des adultes responsables et éclairés, dans leurs esprits c'était trop bourgeois et donc forcément nocif. Ils inventèrent donc les prémices de la bienveillance.
Des créateurs, nous passons donc forcément aux successeurs, comme Gabriel Attal (non je déconne) comme Catherine Gueguen. Une pseudo-scientifique qui a, hélas, pignon sur rue dans le commerce de la psychologie positive. Puisqu'en effet, elle sort et affirme des concepts et des résultats qui semblent être littéralement sortis de son imagination. Mais elle n'est pas la seule.


« Osons le dire : ces gens-là manipulent le réel et, en se prévalant d'une scientificité pourtant sujette à caution, voire nulle, ne cherchent qu'à revêtir leur cause d'une autorité incontestable. « Les études montrent que... », « la science nous apprend que... », « les résultats de la recherche sont irréfutables sur... », tels sont leurs éléments de langage favoris, mobilisés pour faire taire toute critique et pouvoir dérouler leur discours. Or, non, comme l'ont montré tant de spécialiste de la question, dans le domaine des neurosciences affectives et sociales, les études n'apprennent rien de sûr et les résultats de la recherche ne sont pas irréfutables.
Pourtant, les neurosciences affectives et sociales entretiennent et instrumentalisent la psychologie positive qui en est une déclinaison mainstream et, pour finir, le bien-être et la bullshit bienveillance. Et tout cet arsenal est déjà en bonne place à l'école. »
pp. 90 91



« Toujours est-il que, selon Gueguen, si les professeurs ne pratiquent pas cette empathie, cette bienveillance, ils mettent en péril la santé le développement des élèves. Comment ? En bloquant, carrément, la production d'ocytocine, l'hormone de l'amour et du bien-être..." L'être humain, écrit Gueguen, naît avec une empathie affective qui continue à croître si l'enfant en reçoit. Or, (...) la majorité des éducations ne sont pas empathiques. Beaucoup d'adultes, en croyant bien faire, ne répondent pas aux larmes, aux colères ou aux peurs de leur petit. Cette attitude engendre un grand stress chez l'enfant : il sécrète alors du cortisol qui bloque la production d'ocytocine. Or, c'est l'ocytocine qui nous permet d'être empathiques (...). Ces mécanismes neurophysiologiques nous confirment l'immense influence de notre attitude sur autrui qui, dans le cas présent, agit directement sur la sécrétion (ou non) de molécules ouvrant (ou non) l'enfant à l'empathie."
A nouveau, aucune précaution épistémologique, aucune prudence, aucune preuve : « la majorité des éducations ne sont pas empathiques » ; « c'est l'ocytocine qui nous permet d'être empathique » ; « l'immense influence de notre attitude » ; « agit directement ». Fermé le ban !
Les allégations auxquelles elle confère le statut de vérités indiscutables font pourtant l'objet de débats dans la communauté scientifique, ce qu'elle omet opportunément de préciser. Des chercheuses comme Manuela Filippa ou Marie-José Freund-Mercier expliquent par exemple qu'on ne possède à ce jour aucune certitude sur le lien entre sécrétion d'ocytocine chez les enfants et comportement "bienveillants" des parents. le docteur Freund-Mercier explique même qu'on est incapable de prouver que le niveau d'ocytocine présent dans le sang, le seul qu'on peut mesurer, équivaut à celui qui est présent dans le cerveau. »
Page 135



On retrouve la même tare avec l'IRMf : « Cette façon de recourir à l'imagerie cérébrale relève clairement de la manipulation scientifique. En effet, la technique utilisée, appeler IRMf (f pour fonctionnelle), consiste à détecter, non pas l'activité des neurones, cellules de base du cerveau, mais l'augmentation du flux sanguin assurant l'alimentation en oxygène des zones cérébrales stimulées. L'image qui en résulte n'est qu'une modélisation a posteriori faisant intervenir un grand nombre de paramètres (modèle choisi, seuil de sensibilité, gestion du "bruit de fond", etc.) sans rapport direct avec l'objet de l'étude menée.
Ce sont autant de « talons d'Achille » qui conduisent nombre de neurologues ou neurobiologistes à se méfier de l'utilisation de cette technique par les spécialistes des neurosciences affectives et sociales, lesquels sont promptes à établir des corrélations abusives (qualifiées de « vaudou » par Édouard Vul pour souligner leurs caractères arbitraire et/ou mystérieux) entre activité cérébrale et comportement sociale. Bref, il n'existe pas de « cartographie » du cerveau en fonctionnement et l'imagerie cérébrale ne permet d'établir aucune vérité absolue en matière de neurosciences affectives et sociales. »
Page 81



Bref. Au fil des pages, alors que ces personnes avancent des choses que des scientifiques plus sérieux réfutent, on va découvrir également que l'idéologie positive va souvent de paire avec le commerce. En effet, la démarche de la psychologie positive est très mercantile et peut rapporter gros. Lisez les passages en-dessous, ils sont très parlants.



« J'écris ces deux mots d'une main tremblante, redoutant de contrevenir au Code de la propriété intellectuelle. En effet, l'expression pédagogique positive® a été déposée en 2012 à l'Institut national de la propriété industrielle par l'une des thuriféraires de l'éducation bienveillante, Audrey Akoun, co-auteure du livre de référence sur le sujet, vendu à des dizaines de milliers d'exemplaires dans le monde, "Apprendre autrement avec la pédagogie positive". Imagine-t-on Célestin Freinet demander des royalties à chaque utilisation de l'expression « école moderne » ? » Page 95

« C'est précisément le domaine du deuxième organisme que je voudrais mettre quelques instants sous le microscope : Recherche sur le yoga dans l'éducation (RYE). Certifié Qualiopi, bénéficiaire d'un agrément du ministère de l'Éducation nationale jusqu'en 2024, RYE vent elle aussi des formations, des « parcours certifiants ». Ainsi, moyennant la participation à des sessions vendues plusieurs centaines d'euros, on peut acquérir un certificat de maîtrise des « Techniques de yoga dans l'éducation » et des « Techniques de relaxation dans l'éducation », découvrir le « yoga adapté aux besoins éducatifs particuliers », le « yoga pour adolescent » ou se former pour « améliorer le climat scolaire avec le yoga ». Les formateurs sont quasiment tous des enseignants ou anciens enseignants ; leurs interventions dans les établissements scolaires peuvent être facturés jusqu'à 100 €/h, sans compter les frais de déplacement.
Bien sûr, qu'il s'agisse des camelots de la pédagogie positive ou des VRP du yoga à l'école, tous prétendent fonder la pertinence et l'efficacité de leurs prestations sur des « données scientifiques ». Il faut dire que ce n'est pas la première fois, dans l'histoire récente, que les « marchands du préau » instrumentalisent et dénaturent la science pour s'engraisser sur le dos des acteurs parfois démunis de l'éducation.
Dans les années 1990, des scientifiques peu scrupuleux ont par exemple prétendu que la musique de Mozart augmentait le QI des enfants... Résultats, les produits reposant sur ce prétendu « effet Mozart » ont été vendus par millions. »
Page 97

Toutes ces choses (la politique, le bien-être, le commerce), vous vous en doutez, ne sont pas sans conséquence sur l'école. Matthieu Grimpret décrit comment cette nouvelle religion transforme la société, et notamment l'approche de l'école. (Et empire même les problèmes de violence, de mauvais résultats et de susceptibilité, que connaissent nos sociétés modernes via les jeunes générations ouin-ouin.) En effet, les directives françaises, européennes ou même mondiales, mettent davantage en avant le bien-être de l'enfant que la transmission.
De fait, là où les rapports voudraient que l'école devienne un hôpital psychiatrique ; où les profs seraient des psys avant d'être des enseignants ; où il faudrait avoir des gestes de compassion envers les élèves ; et limite être le médecin traitant des élèves en faisant attention à la santé psychologique (ça reste une opinion, mais le suicide je n'ai rien contre) et physiologique des enfants, etc., le savoir, la transmission, les règles, passent à la trappe. Car c'est surfait de tout évidence... Pour ces gens, les pensants et les sachants (?), l'enfant roi doit choisir son programme et les rapports doivent être à son niveau ; les adultes rois ça existent ? (Le pire, c'est que ces gens qui préconisent ce traitement à l'école, n'ont souvent jamais enseigné et ne se sont pas retrouvés avec des classes de 25 élèves où tous les élèves sont HPI, hyperactif, handicapé et j'en passe. Ils ont un CV médical impressionnant à leur âge.)



Bref. Alors que l'auteur décrit les méfaits de cette éducation, qui encourage les caprices et la paresse ; de mon côté, je me demande, comment depuis l'aube des temps, l'humanité a pu donner des génies scientifiques, militaires, politiques, artistiques, industriels, etc. ? Eux qui n'ont pas toujours vécu (loin de là) dans la bienveillance. Idem pour le bien-être. Quand je vois que l'on est si malheureux sans la bienveillance selon les experts, je me demande comment l'humanité existe encore. Mystère.



En attendant, j'admire le travail de l'auteur – je ne l'aurais pas fait –, et je le remercie d'avoir plongé dans les profondeurs ténébreuses de la psychologie positive, afin de permettre aux gens de prendre la mesure du problème et de dénoncer tout ce langage psycho-blabla mercantile.

25 janvier 2026

Le Paradis perdu : 1922, la destruction de Smyrne la tolérante de Giles Milton.

"Aujourd'hui encore, la plupart des historiens turcs persistent à rendre les Grecs et les Arméniens responsables de cet incendie dévastateur. Il existe pourtant quantité de témoignages solides qui montrent que l'armée turque incendia volontairement Smyrne. Certains de ces témoins étaient pompiers à la brigade de Smyrne." p.356

 

 

Résumé :

 

1922. La cavalerie turque entre dans Smyrne (l’actuelle Izmir), située sur la côte ouest de la Turquie et la détruit entièrement... L’historien Giles Milton nous explique cette tragédie, à savoir comment la ville la plus riche et la plus cosmopolite de l’Empire ottoman a pu connaître ce sort terrible.
La richesse de Smyrne vient des puissantes dynasties levantines, anglaises pour la plupart, qui ont vécu dans la ville depuis plus de deux siècles. Elles ont contribué à créer une ville majoritairement chrétienne, peuplée surtout de Grecs, mais aussi d’Arméniens, de Turcs et de juifs, unique dans le monde musulman.
La première partie du livre est consacrée à brosser le tableau idyllique de cette cité où coexistaient des communautés diverses, même si pour les Turcs, Smyrne a toujours été considérée comme la ville des infidèles.
Dans la deuxième partie sont analysés les périls grandissants. Après la Première Guerre mondiale, la Grèce envahit la Turquie, dans le but de restaurer un empire chrétien en Asie mineure, dont le cœur devait être Smyrne. Les grandes puissances soutiennent l’attaque grecque contre la Turquie. Échauffourées, escarmouches, provocations, incursions de bandits se succèdent.
En 1922, les Grecs sont vaincus. Les habitants de Smyrne craignent que les armées turques ne se déchaînent contre la ville infidèle. C’est bien ce qui arrive : sans la moindre intervention alliée, les deux semaines qui suivent le 9 septembre 1922 voient la destruction de Smyrne, jetant ses deux millions d’habitants dans une des plus grandes catastrophes humaines du vingtième siècle.
Avec sa verve narrative habituelle, recourant à des récits de témoins et aux souvenirs des sur vivants, Giles Milton nous restitue dans Le Paradis perdu toute l’ampleur de cet épisode tragique de l’histoire des relations Orient-Occident.

 

Mon avis :

 

On connaît le massacre des Arméniens pendant la Première Guerre mondiale (il y en avait déjà eu un avant en passant), mais on connaît beaucoup moins le massacre des chrétiens, particulièrement Grecs et Arméniens, par les turques musulmans après 1918, plus exactement en 1922 à Smyrne (et ailleurs). Smyrne ville prospère où le monde semble s'être donné rendez-vous, jusqu'au nettoyage ethnique.



L'histoire est longue ; la Première Guerre mondiale, une succession de mauvais choix, d'incompréhension, de mauvais conseils, de mauvais comportements, viendra à bout de cette ville et de sa population que la guerre de 14-18 avait assez épargnée. Ajoutez à cela une religion moins tolérante que les autres (l'islam), un nationalisme ottoman, un monde Occidental sortant de la Première Guerre mondiale qui soutient ou non les ottomans et promet de ne pas intervenir - sauf pour sauver leur population -, Smyrne sera pour l'avenir proche un drame humain.



La partie la plus difficile à lire de ce livre, très bien documenté (peut-être un peu trop, on aurait voulu avoir moins de détails sordides) est bien-sûr le passage sur le grand nettoyage ethnique par l'armée ottomane du futur Atatürke (qu'il ne cherchera pas à stopper). Aucun détail : l'incendie allumé par les turcs (qu'aujourd'hui encore des historiens turcs ne veulent pas admettre), les massacres, les arrestations, les viols, les vols, l'attente et le danger le long de la berge n'est absent. Autant vous dire qu'il faut avoir le coeur bien accroché à la lecture de certains passages.
Pour autant, entre ce nettoyage ethnique et les mensonges de la presse qui voulait faire taire les massacres des turcs par intérêt, je retiens aussi l'humanité de certaines personnes qui ont pris beaucoup de risques pour sauver et aider un maximum de smyrniotes. Qui tous finiront par connaître la misère.



Mais... Mais Smyrne n'est plus, les chrétiens présents depuis l'époque byzantine ne sont plus (aujourd'hui il n'en reste que quelques-uns). La Turquie d'Atatürk s'est européanisée, il a fait oublier ses crimes. Smyrne a été oubliée, il y a eu d'autres guerres et massacres depuis. Mais il est toujours bon de se souvenir de Smyrne. Et de découvrir cette terrible histoire née par le jeu des relations internationales et des mauvais calculs ; mais qui peut se vanter de connaître l'histoire à l'avance ?

 

Extraits :

 

"Près de 90 ans après la catastrophe, Brian Giraud est toujours en procès contre l’État turc à propos de l’indemnisation des terres et propriétés immobilières autrefois confisquées." p.433

 

"L'envoyé spécial de la Chicago Tribune, John Clayton, finit par ne plus se sentir capable de rédiger les dépêches que l'amiral Mark Bristol attendait de lui. Devant cette tragédie, la vérité ne pouvait plus être tue. "Le nombre des pertes humaines est incalculable, écrit-il. Les rues sont jonchées de morts [...]. Mis à part le vieux quartiers turc, Smyrne a cessé d'exister [...], le problème des minorités a été réglé ici à tout jamais." Il ajoutait ensuite une phrase qui ne pouvait que provoquer les foudres de l'amiral Bristol ; "Aucun doute ne subsiste sur l'origine du feu [...] ce sont les soldats turcs de l'armée régulière qui ont incendié la ville." p.376

 

"Son histoire est l'une des rares belles aventures à émerger de ces terribles journées. Bien des milliers d'autres - Grecs et Arméniens - furent menés à pied vers l'intérieur où ils furent tués, ou gardés prisonniers.
Parmi eux se trouvaient un jeune Grec du nom de Marselos Panagiotis. On lui dit qu'il allait être emmené à Magnésie, à quelques 50 kilomètres de Smyrne, avec 5000 autres prisonniers. Cette marche forcée ressemblait à la déportation des Arméniens, qui avait eu lieu sept ans auparavant. Régulièrement, les gardes emmenaient quelques hommes à l'écart de la route et les abattaient.
"Le massacre à eu lieu tout au long de la route, raconte-t-il. Nous allions vers Bournabasi, que nous avons atteint à la nuit, et ils nous ont enfermés dans un enclos de fil de fer barbelé. Ils emmenaient les prisonniers cinq par cinq pour les tuer." Marselos échappa à ces expéditions mortelles, mais fut privé comme les autres de nourriture et d'eau pendant trois longues journées. Quand ils arrivèrent enfin à la rivière, on leur donna quelques minutes pour apaiser leur soif avec de l'eau qui avait été contaminée par un cadavre en putréfaction. "je n'ai pas pu résister à ma soif, se souvient-il. J'ai bu, et mon frère aussi a bu, et nos lèvres étaient gluantes à cause de la graisse que suintait du corps en décomposition." p.393

 

"Davis sortit de cette réunion convaincu qu'une tragédie humaine épouvantable allait se produire. Dans une note de l'amiral Bristol, il avertit que Nourredine avait refusé de garantir la sécurité des réfugiés". "[Je] pense que c'est une décision ferme du gouvernement nationaliste qui voit là une solution au problème ethnique", écrit-il.
[...]
Les deux hommes savaient que l'amiral Bristol serait furieux s'ils diffusaient leurs informations. Il avait très clairement exigé que l'opinion mondiale soit tenue dans l'ignorance de toute atrocité turque qui pourrait avoir lieu à Smyrne, et Brown et Clayton avaient promis de protéger les intérêts de l'Amérique. Ils rangèrent leurs calepins et décidèrent donc "de se rabattre sur les atrocités grecques".
Horton fut scandalisé. "Je trouvais pour le moins curieux, devait-il écrire plus tard, que des témoins d'un des plus grands drames de l'histoire de l'humanité puissent penser qu'il était de leur devoir de trouver au plus vite quelque chose pour le contrebalancer [...]. je ne sais pas à quoi cela sert, ni à qui il profite."
[...]
Le révérend Charles Dobson avait largement matière à les contredire. Tard en cette soirée du lundi, des femmes désespérées frappèrent à la porte de l'église anglicane et le supplièrent de les accompagner au bout de la rue. "[Elles] m'emmenèrent voir des carrioles dans lesquelles reposaient des corps de femmes et de bébés ainsi que de jeunes filles, qui avaient de toute évidence été violées avant d'être tuées." p.335

 

"Ce brouillon, Heathcote-Smith réussit à l'obtenir. Il est intitulé "les Dix Commandements du comité Union et Progrès", et il s'agit des notes prises lors d'une réunion secrète entre le ministre de l'Intérieur, Talaat Bey, et quatre hauts responsables pendant l'hiver 1914.
Le premier commandement donne le ton de tout le document. Il ordonne l'arrestation de tous les Arméniens ayant travaillé contre le gouvernement et leur déportation vers Bagdad et Mossoul. Les gardes turcs devaient "les liquider, soit en route, soit à destination". Le troisième commandement demande aux responsables d'exciter la rancœur des musulmans à Van, Erzeroum et Adana pour "provoquer des massacres organisés". Le cinquième commandement prévoit d'"exterminer toutes les personnes de sexe masculin en dessous de l'âge de cinquante ans, les prêtres et les enseignants, [et] de laisser les jeunes filles et les enfants pour qu'ils soient islamisés". Le huitième commandement appelle au meurtre de tout Arménien servant encore dans l'armée, et le neuvième commandement précise : "Toutes ces actions devront commencer partout simultanément, de façon à ne pas laisser de temps pour des mesures préparatoires ou défensives." p.122

20 novembre 2025

Ivan Rioufol Causeur

 

"Cette ministre [Aurore Berger] a délégué le 9 juillet, la censure des trop libres réseaux sociaux à des associations militantes qui seront liées à l'Arcom, dont SOS racisme et la Licra. Les deux dénonciateurs s'étaient joints en 2016 à une plainte du collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) pour poursuivre Georges Bensoussan, historien de la Shoah, coupable d'avoir nommé la haine antijuive dans la culture islamique. La pensée obligée reste, avec la fabrique de la peur, les armes du pouvoir en sursis.

 

A vouloir combattre le populisme, c'est-à-dire la voix inquiète du bon sens, le chef de l’État a rompu avec ces français qu'il déteste. Il poursuit une fuite en avant ubuesque, indifférent aux angoisses du peuple enraciné qui subit une immigration maghrébine et africaine inassimilable par le nombre et la culture. la vision mondialiste de Macron le rapproche de Jean-Luc Mélenchon. A ceci près que ce dernier assume son projet universaliste d'un nouveau peuple "créolisé, islamisé en réalité.
[...]
La lutte contre l'extrême-droite, ficelle stalinienne reprise par le mélenchonisme et le macronisme, est une déclaration de guerre aux indociles. L'indigente pensée progressiste reproche aux "Gueux" (Alexandre Jardin) de ne pas se laisser exproprier de leur patrie et de leur souveraineté. Commentant le rejet, par le Conseil Constitutionnel, de différentes lois récentes enfin ouvertes au réalisme, le constitutionnaliste Dominique Rousseau a admis : "le Conseil Constitutionnel [...] est ce qu'il doit être : un rempart contre l'extrême-droite et la droite-extrême." (JDD 10 août). La tyrannie oligarchique ne voit rien du scandale démocratique constitué par des juges non élus et politisés qui entravent la révolution populiste, bête noir des idéologues."

 

Ivan Rioufol dans Causeur septembre 2025.

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16 octobre 2025

Parole de Ivan Rioufol dans Causeur.

 

"La crise de l'intelligence, liée à la peur des faits, a fait des ravages chez les décideurs. Leur univers paranoïaque les a amenés à assimiler la contradiction à un "propos haineux" méritant la sanction. Dans cette dystopie, le confort intellectuel ne tolère que la pensée unique."

 

Ivan Rioufol dans le magazine Causeur février 2025.

16 juillet 2025

30 bonnes raisons de sortir de l'Europe d'Olivier DELORME

 

 

Résumé :

 

Dans les médias dominants, le débat sur la construction européenne se réduit le plus souvent à des lieux communs ou à des anathèmes : « L Europe, c est la paix et la prospérité pour tous, parce qu ensemble on est plus fort. » « Quitter l Union européenne serait une catastrophe économique, entraînerait le repli sur soi et le triomphe du nationalisme »... Mais qu en est-il vraiment ? L Europe est-elle une « belle idée en soi » ? La « construction européenne » a-t-elle, comme on le proclame depuis tant d années, rapproché les peuples d Europe et garanti la paix ? Le fonctionnement de l Union est-il démocratique ? Ses institutions sont-elles réformables ? C est à toutes ces questions qu Olivier Delorme répond en trente (et un) chapitres courts, argumentés et accessibles à tous, même lorsqu il s agit d économie et de monnaie (deux domaines bien trop sérieux pour les abandonner aux idéologues de l économie libérale). Pour lui, il est temps de rompre avec 60 ans de mensonges et d enfumage ! Car le « déficit démocratique » que concèdent certains europhiles n est pas le résultat d une dérive du projet initial, mais bien celui de l idéologie qui le sous-tend depuis l origine, une idéologie qui vise à saper jour après jour l État social et la démocratie que les combats des générations passées nous ont légués. Comme tous les empires, l Union européenne s effondrera un jour. Mais faut-il attendre ce naufrage ? Ou redonner des perspectives d avenir à notre pays ne suppose-t-il pas d en sortir au plus vite ? Alors qu approchent des scrutins majeurs, chaque citoyen doit être conscient que la « question européenne » détermine aujourd’hui la plupart des choix politiques.

 

Mon avis (un an après la fin du livre) :

 

On peut le dire publiquement [c'est LE principe fondamental de la construction européenne » : toute chose importante doit être tue aux peuples], mais le fait est que l'Europe, pour naître, a besoin d'une forte tension russo-américaine et non d'une détente. De même, pour se consolider aura-t-elle besoin d'une guerre contre L'Union soviétique et de savoir la faire au bon moment. » Substituez Russie à Union soviétique." P.50

 

Voilà un livre écrit par l' historien Olivier Delorme, qu'il est urgent de lire pour mieux connaître l'URSS qu'est l'Union Européenne.

 

Pour rentrer tout de suite dans le vif du sujet, sachez que de sa proto-construction (que l'on peut placer sur la frise chronologique vers 1815) jusqu'à aujourd'hui, l'auteur de ce livre va nous rappeler à quel point l'Union Européenne n'est en fait qu'une dictature qui s'est faite contre la volonté des peuples. A travers plusieurs exemples, Olivier Delorme va montrer que contrairement à tous ses beaux discours, l'Union Européenne n'a aucun respect pour l'opinion des peuples, leur bien-être, et pas plus de respect pour la paix.


Effectivement, pour rebondir sur le dernier point (la paix), il faut savoir que les massacres des grecs par les ottomans musulmans au XIXème siècle, la nouvelle entente européenne les a justifiés. Tout comme aujourd'hui elle justifie la présence des islamistes ici, avec qui les grands de l'Europe sont copains malgré le fait qu'ils veulent nous achever. (Que la CEDH protège également.)
Toujours dans le même registre, il faut savoir que la construction européenne a même parfois justifié la guerre et la collaboration. La seconde guerre mondiale d'abord, de Pierre Laval dans son discours à la construction du IIIème Reich voulu par Hitler. Et plus proche de nous, la guerre en Ukraine. En effet, les ingérences de l'Union Européenne sont réelles en Ukraine ; et je salue l'auteur qui a pressenti la merde en Ukraine avec de l'avance et qui finit son chapitre ainsi (on est en plein dedans) :
« « On peut le dire publiquement [c'est LE principe fondamental de la construction européenne » : toute chose importante doit être tue aux peuples], mais le fait est que l'Europe, pour naître, a besoin d'une forte tension russo-américaine et non d'une détente. De même, pour se consolider aura-t-elle besoin d'une guerre contre L'Union soviétique et de savoir la faire au bon moment. » Substituez Russie à Union soviétique. » P.50

Vous l'avez peut-être déjà deviné en lisant ce que j'ai écrit précédemment, ce livre ne parle donc pas que de l'Union européenne aujourd'hui, il remonte à son origine la plus crédible. De fait, attendez-vous à beaucoup de rappels historiques qui sont tous très intéressants à lire, car on voit comment la légende qui entoure l'Union européenne est fausse. Mais ce qui est intéressant à lire dans ce livre également, c'est le comportement de l'Union européenne (ses chefs, ses constructeurs) qui agit sournoisement contre les peuples. En les mettant notamment devant le fait accompli, en taisant des dérives graves, en écrasant sous des normes, des obligations, des directives, des contrôles... ces mêmes peuples, et en faisant croire que le parlement européen est démocratique. Et Olivier Delorme, en faisant ceci, montre à quel point l'Union européenne ne sert au final qu'une caste de pourris, qui agit contre les peuples et ne respecte absolument pas la démocratie. En atteste, si vous en doutez, les menaces contre l'Italie de Meloni, les innombrables procès staliniens contre la Hongrie, l'ingérence récente dans les élections en Roumanie, le refus de respecter le vote français de 2005, la manière de traiter la Grèce, le refus des souverainetés nationales, le contrôle et la censure de l'opinion, etc.
Bref, avec tout ce que l'auteur va dire et documenter, on se rend très vite compte que l'URSS s'est juste déplacée ici en Europe et qu'elle a envahi tous les domaines de la société. Voilà pourquoi il est temps d'en sortir, de l'abattre, et de créer autre chose de plus démocratique, pour les peuples et pour l'avenir.

 

En résumé, c'est un livre à lire même si je ne suis pas de gauche et ne supporte pas le collabo islamiste Mélenchon (mais Olivier Delorme, le supporte-t-il encore ?). C'est un livre que des profs doivent aussi lire, pour éduquer les générations de demain. Et je vous laisse avec beaucoup d'extraits.

 

Extraits :

 

« En réalité, aucune entreprise de la prétendue "construction européenne" n'a jamais eu d'autre initiateur que les États-Unis, ce fédérateur caché évoqué par de Gaulle dans le texte placé en exergue de cette partie. C'est ainsi que, dès le 11 juin 1965, un mémorandum de la section Europe du Département d’État américain prescrivait à Robert Marjolin, l'ombre de Monnet, vice président (1958 - 1967) de la Commission européenne présidée par Hallstein, "de poursuivre l'union monétaire à la dérobée (ou en rusant) . Il recommande d'empêcher tout débat jusqu'au moment où "l'adoption de ces propositions serait devenue pratiquement inéluctable". » p.41

 

« Le 11 juin 2015, dans le quotidien Die Welt, réputé respectable et proche du parti de Merkel, un plumitif dénommée Berthold Seebald accusait les Grecs d'avoir déjà sapé l'Ordre européen en 1821. [...]
Quant aux grecs qui en appellent à la solidarité chrétienne contre leur maître musulman, le Conseil européen de l'époque refuse même de recevoir leurs envoyés. Metternich écrit à son ambassadeur à Saint-Pétersbourg que, quelles que soient les causes profondes de leur soulèvement, l'origine directe de celui-ci réside "dans les menées de la faction désorganisatrice qui menace tous les trônes et toutes les institutions". Il écrira ailleurs qu'en Grèce 300 000 têtes sont à couper. Voilà l'Europe que regrette aujourd'hui Seebald et qu'il accuse les Grecs d'avoir déstabilisée. […]
Le point commun, c'est que l'Europe d'aujourd'hui, pas plus que celle de Metternich, n'est fondée sur la solidarité entre les peuples ni sur la démocratie. C'est que l'Europe d'aujourd'hui, comme celle de Metternich, n'est pas une association volontaires de peuples libres, mais un Ordre dans lequel les peuples sont sommés de se taire pendant que ceux qui savent gouvernent, un Ordre dans lequel les peuples continuent de voter, seulement pour la forme puisque, quel que soit leur vote, la même politique s'applique. Les Français et les Néerlandais disent non en 2005, les Grecs en 2015 - et à 61.3% - mais, par la transsubstantiation européenne, le Non se transforme en Oui. » pp. 15-19

 

« La négociation du TAFTA n'est ni un hapax ni un accident, c'est un exemple emblématique de ce coup d’État feutré et permanent que constitue la méthode Monnet" : comme dans tout processus européen, on écarte le contrôle a priori de toute autorité issue du suffrage universel, des technocrates élaborent en secret un arrangement, puis on fait adopter celui-ci - si nécessaire aux forceps et au mépris de la volonté des peuples - par les autorités issues du suffrage, en arguant qu'on ne peut y toucher une virgule sous peine de le remettre en cause et que le repousser générerait d'incalculables catastrophes. Ainsi, en octobre 2016, a-t-on encore assisté au grand jeu des menaces et des pressions, accompagné des cris d'orfraie des Catasfiore de la presse de révérence, lorsque les pouvoirs démocratiques de la Wallonie firent mine de s'opposer à la signature du traité de libre-échange avec le Canada, négocié dans la plus parfaite opacité et le plus total déni de démocratie par la Commission.
En outre, cette méthode s'applique avec toujours plus de violence et de cynisme à mesure que montent dans les peuples les oppositions qu'elle suscite. [...]
Les Danois qui, contre l'avis quasi unanime des partis de gouvernement, rejettent par référendum le traité de Maastricht en 1992, obtiennent le droit de ne pas jouir des ineffables bienfaits de l'euro - démonstration que les peuples ont toujours tort et leurs "élites" toujours raison puisque l'économie danoise est aujourd’hui bien plus florissante que celles de l'eurozone.
Il convenait donc d'éviter qu'un si mauvais exemple fasse école ! Aussi, lorsque les Irlandais repoussent, par référendum, en 2001 puis en 2008, les traités de Nice puis de Lisbonne, se contente-t-on de les faire revoter [...], en les accusant d'ingratitude et en menaçant plus ou moins clairement de leur couper les vivres s'ils persévèrent dans l'erreur. » pp. 110 - 111

 

« Pour la France , le document de travail de la Commission pour 2016 déplore longuement les conséquences de l'indexation du SMIC sur l'inflation "source de rigidité", ainsi que l'insuffisance décélération des salaires réels, les recommandations soulignent que toute augmentation du SMIC "compresse les salaires vers le haut (...), ce qui retarde l'ajustement des salaires nécessaire dans une situation économique défavorable". C'est que pour un ordolibéral, le niveau de salaire ne peut dépendre que du niveau de l'emploi ! Et si le chômage est important, c'est forcément que les salaires sont trop hauts. [...]
Ces recommandations insistent sur la rigidité excessive du contrat de travail - les obstacle aux licenciements dans le cadre du CDI -, ainsi que sur l'insuffisance des possibilités de "dérogation aux accords de branches et aux dispositions juridiques générales sur les conditions d'emploi, par l’intermédiaire des accords d'entreprise". Elles révèlent encore l'insuffisance des réformes levant les obstacles à la concurrence dans le secteur des services, la trop grande mansuétude pour les professions réglementées, des allocations de logement trop généreuse... » p. 162

 

« En tout cas, dès mars 2016, le kapo letton du camp ordolibéral, Valdis Dombrovskis (vice président de la Commission en charge de l’Euro et du dialogue social), n'a pas manqué de féliciter le gouvernement français pour la loi El-Khomri, avant le commissaire Moscovici ne l'appuie vigoureusement; le 18 mai, en présentant les nouvelles recommandations destinées au gouvernement français (c'est bien, mais ça ne suffit pas) et que, deux jours plus tard, un Juncker en grande forme ne lâche qu'il s'agissait du "minimum de ce qu'il faut faire".
Mais les recommandations pour 2016 ne s'arrêtent pas là. Elles jugent nécessaires des "efforts supplémentaires" dans le ralentissement de la croissance de la dépense de Sécurité sociale (traduire : réduction des remboursements et des dotations aux hôpitaux), estiment indispensable une baisse de la fiscalité sur les entreprises et les cotisations patronales, dénoncent un système d'allocations de chômage qui, par sa trop grande générosité, est susceptible " de décourager le retour à l'emploi" » p. 163.

 

« A bout d'arguments, l'européiste finira toujours par vous asséner cet argument qu'il croit sans réplique : oui, peut-être, mais de toute façon, l'Europe c'est la paix.
Ben oui, mais non...
D'abord parce que l'Europe n'est pour rien dans l'équilibre des forces qui, seul, a garanti l'état de non-guerre générale en Europe de 1945 à 1990, ensuite parce qu'elle porte des responsabilités écrasantes dans les guerres de sécession yougoslaves. » p.29

 

« Et l'on ne saurait oublier Pierre Laval ! Rappelons brièvement qui est l'homme : venu de l'extrême-gauche blanquiste [...], pacifiste adversaire de de l'Union sacrée en 1914, puis député socialiste et maire d'Aubervilliers. Passé à droite, il devient président du Conseil, en 1935-1936, soutenu par la chambre "de gauche" élue en 1932 et conduit une politique de rigueur (on dit alors, avec moins de pudeur, une politique de déflation) [...].
En France, la déflation Laval ouvre au contraire la voie au Front populaire, mais les battus du suffrage de 1936 ayant pris leur revanche en 1940, grâce à la "divine surprise" de la défaite, Laval devient alors le champion de la collaboration - au nom de la place que la France doit mériter dans l'Europe en train de se construire. Ainsi, lorsqu'il proclame, le 22 juin 1942, son célèbre : "je souhaite la victoire de l'Allemagne parce que, sans elle, le bolchevisme, demain, s'installerait partout", il ajoute - ce qu'on omet communément de préciser - que l'alternative pour la France est : "ou bien nous intégrer, notre honneur et nos intérêts vitaux étant respectées, dans une Europe nouvelle et pacifiée ou bien nous résigner à voir disparaître notre civilisation". [...] » pp. 8 et 9

 

« Le 6 novembre 1941 au Grand Palais, en présence de Fernand de Brinon, ambassadeur de L’État français à... Paris, était inaugurée "la plus grande exposition depuis 1937", selon la propagande de Vichy. Elle s'intitulait "la France européenne". Et en avril 1942, une seconde édition était sous-titrée "la vie nouvelle". Un mois plus tôt, la salle Wagram avait accueilli une autre exposition, "le bolchevisme contre l'Europe", dans laquelle un immense panneau proclamait que "L'Europe unie, c'est le travail uni, les efforts unis, le rendement multiplié, les loisirs augmentés, le bien-être diffusé, la fin des guerres, la concorde" : les promesses d'Europe de la paix, d'Europe de la prospérité et d'Europe sociale ne datent pas d'hier !
Ce qu'à réussi à escamoter le régime de propagande européiste sous lequel nous vivions depuis des décennies, c'est que l'Europe a été un des principaux axes de propagande nazie, comme de tous les gouvernements collaborateurs. » p.7

 

« Il n'en reste pas moins qu'une démocratie ne peut fonctionner que parce qu'on a le sentiment d'appartenir à une communauté politique, avec son histoire, son imaginaire, ses rites, ses représentations du politique qui diffèrent d'une nation à l'autre, sa capacité à susciter une vision de l'avenir, etc., ce que que Renan appelle un "plébiscite de chaque jour", ce que régis Debray a heureusement nommé un "agglutinant symbolique".
Il n'y a pas d'autre Europe possible que non démocratique, parce qu'il n'y a pas d'agglutinant symbolique qui fasse se sentir membre d'un peuple européen. Lequel n'existe pas. Et il est absurde de croire qu'on peut le faire naître par des objectifs de déficit budgétaire, des politiques punitives destinées à dissoudre la démocratie dans la Marché, des injonctions faites aux Portugais ou aux Italiens de se transformer en Allemands ou en Néerlandais. C'est la raison pour laquelle l'Europe s’apparente à un empire, c'est-à-dire une communauté de contrainte, non adhésion, à tendance de plus en plus autoritaire au fur et à mesure qu'elle suscite la défiance et l’hostilité des peuples qu'on y a fait entrer en leur promettant tout autre chose que ce qu'ils y trouvent. » p. 24

 

« Ériger l'Europe en horizon indépassable et obligatoire (faute de quoi vous êtes un nationaliste, faisant le jeu du Front National tout en voulant transformer la France en Corée du Nord : on n'est guère étouffé par la cohérence chez les européistes) avait un préalable. Déconsidérer la nation. Et l'on n'y est pas allé de main morte ! Égoïsme, rejet de l'Autre, fermeture sur soi. Imbécile, moisi, rétrograde, et populiste par-dessus le marché - ce terme vide de sens, qui sert, dans une logique de type totalitaire, à discréditer l'adversaire afin de n'avoir pas à discuter du fond - , on n'en finirait pas d'énumérer les qualificatifs appliqués à ces retardés mentaux, ces sous-éduqués qui continuent à croire que le cadre de la nation est le seul où, aujourd'hui et pour très longtemps encore, peut vivre une véritable démocratie. Le tout assaisonné de mépris de classe : salauds de pauvres, qui refusent de croire au conte de fées de l'euro-mondialisation heureuse !
Au final, toute cette rhétorique haineuse se résume en une accusation majeure : vous voulez le retour des guerres européennes.
Procès en sorcellerie, car la souveraineté et la nation sont d'abord un élan vers la liberté et la démocratie : "Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nuls corps [même pas la Commission européenne ?!], nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément", proclame l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. » pp. 21-22

 

« Au demeurant, la taille n'a jamais été un élément suffisant pour 'faire l'histoire", et elle n'a bien souvent pas été un facteur déterminant. En 480 avant notre ère, les Grecs sont petits et divisés face à l'immense Empire perse, mais ils l'emportent parce qu'ils ont décidé de ne pas se soumettre et de résister. Et leur victoire inaugure une formidable efflorescence de culture qui change le cours de l’histoire de l'humanité et donne ses fondements à al culture européenne. La France monarchique n'a existé que par son refus de se fondre dans le vaste Saint-Empire euro-germanique puis hispano-autrichien. Aucune comparaison avec l'Empire espagnol sur lequel le soleil ne se couche jamais, qui domine la quasi totalité de l'Europe et draine vers lui les immenses richesse du Nouveau Monde, et le petit royaume capétien. Pourtant c'est lui qui va donner le la en Europe, du siècle de Louis XIV aux Lumières. La petite France de la Grande Révolution a délivré au monde un message de liberté et s'imposer à l'Europe des tyrans ; la petite France gaullienne n'a été grande que parce qu'elle s'est dressée contre les deux immenses Empires américain et soviétique. [...]
Ce que nous rabâchent jusqu'à la nausée les comptables qui ont pris le pouvoir, c'est que les chose sont changé, que cela n'est plus possible. Mais la Corée du Sud a 50 millions d'habitants et cela ne l’empêche pas d'être un tigre économique. » pp. 55-56

 

Intervention d'Olivier Delorme Youtube.


Le fil d'actu : on a infiltré l'Union Européenne

 

Tout ce qui fait 1984 dans l'UE, incroyable ! (Tatiana ventôse)

14 juillet 2025

Frontières n°7, LFI le parti de l'étranger (ou de la haine les deux fonctionnent).

 
La colonisation n'est pas finie, elle a changé de clientèle. La France y a renoncé, les pays du Sud l'ont adoptée, d'où l'immigration de peuplement et l'islamisation progressive de la société française. Dans le cas d'Algérie, il s'agit de transformer la France en une sorte de possession d'outre-mer où les Algériens peuvent circuler et s'installer comme bon leur semble. Une colonie où un trésor est levé chaque année sous forme de fraude sociale et d'aide au développement, entre autres. La France est une colonie riche, il est donc impensable de la laisser filer, d'où l'extrême irritation d'Alger lorsque les français osent remettre en cause le statu quo.
[...] 
Pour éviter que cela ne se reproduise et que la France ne s'émancipe, Alger à trois buts immédiats.
En premier lieu se débarrasser de Bruno Retailleau, le ministre de l'intérieur qui refuse de baisser la tête. [...] Elle fera tout ce qui est en son pouvoir, quitte à interférer dans les élections via le vote immigré, pour les éloigner des responsabilité [toute la droite]. Dans ce combat, Alger a des partenaires de choix dans la gauche française, de LFI au PS en passant par le PCF. Elle voit en eux la "bonne France" celle qui s'adresse à Alger agenouillée et le portefeuille à la main.
Le deuxième objectif est de rediaboliser la France. Comme la gauche a fait de l'amour de la France un prélude au nazisme, Alger souhaite que tout discours nuancé au sujet de la colonisation soit compris comme une apologie au génocide. La rente mémorielle doit être absolument préservée, elle permet de faire oublier que depuis 1962 l'Algérie s'autodétruit. pour ce faire, il faut faire très mal à la France pour qu'elle n'ose plus rompre le tabou de la repentance.
Un des moyens d'y parvenir et c’est le troisième but poursuivi par Alger consiste à brandir la diaspora comme une arme de dissuasion massive.
 
Driss Ghali, Frontières n°7, LFI le parti de l'étranger.
16 mars 2025

L'Arrière-cour du pouvoir : Le rôle stratégique du Val de Loire comme barrière militaire, foyer culturel et bastion politique de Jean Vassort

 

Résumé :

 

En France, les châteaux de la Loire occupent une place à part dans la mesure où ils entretiennent une relation particulière avec la capitale. Ils servent tour à tour :
- de lieux de pouvoir : en Orléanais autour de l'an 1000, ou en Touraine et en Blésois au temps des châteaux de la Loire ;
- de lignes de défense : pendant la guerre de Cent ans Orléans constitue une barrière décisive pour arrêter l'invasion avec Jeanne d'Arc en 1429, mais hélas pas en juin 1940 ;
- ou encore de lieux de Justice : au 19e siècle les hautes cours de justice s'y sont implantées, à l'écart des troubles de la capitale.
Historien spécialiste des châteaux de la Loire, Jean Vassort dépeint l'histoire de grands châteaux de France et analyse leur relation avec le pouvoir. De Loches et Chinon, forteresses médiévales où Charles VII vient se réfugier face à l'émeute et à l'ennemi, à Chambord, splendide symbole de la majesté royale, et de Blois où Henri III élimine le duc de Guise par l'assassinat, à Chenonceau dont les fêtes expriment la magnificence de Catherine de Médicis, les châteaux du Val de Loire illustrent à eux seuls cinq siècles de tensions entre pouvoir et contre-pouvoir

 

Mon avis :

 

Des châteaux de la Loire on ne connaît que les châteaux, un peu d'histoire et c'est tout. Il est vrai que l'on ne se pose jamais les questions du pourquoi, tant de château dans la Loire ? Et pourquoi la cour – et en dehors de Paris – a régulièrement choisi cette région plutôt qu'une autre ? Jean Vassort qui s'est penché sur la question, répond à tout ceci dans ce livre qui porte le titre de L'arrière-cour du pouvoir.


De l'époque médiévale où la Loire était un fleuve clé dans la stratégie de défense ou de protection, à une région riche en développement artistique, commercial et qui servit également à l'affirmation du pouvoir, jusqu'à aujourd'hui avec le développement du tourisme ou encore la recherche historique, en lisant ce livre on se rend compte de tout ce que cette région a pu représenté ou représente encore pour la France. Par exemple et avec étonnement, le lecteur découvrira que sur le plan politique en particulier, le pouvoir exerçait en région ligérienne ne s'arrête pas avec les rois de France. La grande histoire de la région de la Loire peut en effet se poursuivre bien après les rois, comme en atteste la chute du second empire après la défaite de Sedan ou encore le repli du gouvernement français dans la région lors de l’invasion allemande en 1940. Où d'ailleurs la Loire avait dans l'esprit de de Gaulle une place particulière dans la défense, et elle était pour beaucoup au demeurant, car en effet cette région fut particulièrement bombardée par l'ennemi allemand et les alliés.

 

Mais bien au-delà de l'Histoire, on découvrira également, mais plus vers la fin du livre, comment la région de la Loire rentre dans le XXIème siècle et comment le pouvoir cherche à faire cohabiter différents impératifs (environnement, patrimoine, tourisme, développement du territoire...) dans cette région au passé riche. Tout en tentant de la dénaturer le moins possible et en entretenant ce que le passé, l'imaginaire et la nature ont donné, afin de continuer à faire vivre cette terre des rois.

 

Bref, ce livre, bien que parfois un peu fastidieux et un peu compliqué à suivre dans les mouvements géographiques, reste intéressant à lire pour prendre conscience pourquoi certaines régions sont plus développées, plus riches en patrimoine, plus importantes dans l'histoire que d'autres.


Merci aux éditions Armand Colin et Babélio.

18 octobre 2024

Impérator : une histoire des empereurs de Rome de Mary BEARD

 

 

Résumé :

 

De Jules César à Alexandre Sévère, l'Empire romain a été gouverné par des dizaines d'empereurs. Mais qui étaient-ils ? Et que nous apprennent-ils de la Rome antique ?
À rebours d’une galerie chronologique de portraits qui nous ferait passer de Caligula le fou à Marc Aurèle le philosophe, sans oublier Néron le monstre, Mary Beard ose une approche transversale et propose une plongée passionnante dans la Rome impériale : quel pouvoir les empereurs détenaient-ils ? Que signifiait concrètement régner sur un aussi vaste territoire ? Quel rôle jouait la cour ? À quoi ressemblait un banquet ? Le palais impérial était-il aussi sanglant qu’on le croit ?
Pour répondre à ces questions, l’autrice redonne toute leur place à une foule d'individus qui participent au système impérial. Aristocrates méfiants, esclaves cuisiniers, secrétaires zélés, bouffons à la cour : ce sont là autant de personnages actionnant plus ou moins malgré eux les rouages de cette vaste machinerie que fut l’Empire romain.
En revenant sur les fantasmes et en dissipant tous les clichés qui entourent la cour impériale, Mary Beard éclaire comme jamais la petite et la grande histoire pour offrir un panorama original autant qu’un livre d’une générosité sans pareille.
Mary Beard est professeure émérite d’histoire romaine à Cambridge. Elle jouit d’une renommée académique dans le monde entier. Elle a notamment publié précédemment SPQR. Histoire de l’ancienne Rome (Perrin, 2016), best-seller mondial et Pompéi. La vie d’une cité romaine (Seuil, 2012 ; Points, 2015), lauréat du prix Wolfson. Elle a participé à de nombreuses séries télévisées et ses livres ont été publiés dans plus de trente langues.

 

Mon avis :

 

Mary Beard a déjà offert plusieurs livres qui parlent de la Rome antique, cette fois-ci elle nous propose d'aborder la question de l'empire avec la figure titulaire qui la compose : l'empereur. Beaucoup d'empereurs. Sur plusieurs siècles. Des plus connus aux plus originaux. Mais - et c'est assez nouveau – elle nous propose aussi d'aborder l'empereur et l'empire avec les gens qui gravitent autour du commandant en chef. Nous montrant ainsi comment ces personnages, plus ou moins dans l'ombre, pouvaient ou non agir sur l'empereur mais aussi agir dans l'empire.

Aborder l'ascension d'un fils d'esclave, montre que rien n'était figé et montre également comment les régions tumultueuses comme la Bretagne insulaire, voyaient ça. Aborder les femmes, ça montre comment les femmes pouvaient avoir l'ascendant ou non sur leur empereur de mari, et donc comment l'empereur prenait ses décisions. Et vous pouvez faire ça avec bien d'autres personnages, qui vont éclairer de fil en aiguille beaucoup de choses sur la mentalité des empereurs.

 

Aborder les femmes à la réputation meurtrière, les sénateurs ou fonctionnaires obséquieux, les repas à l'humour macabre, montre bien sûr la vie de l'empereur et de l'empire, mais également les dangers qu'il y a, à être empereur ou sujet d'empire. Imaginez la tête des invités quand ils se retrouvent invités à un repas au décor macabre et qu'on leur rappelle en prime qu'ils sont mortels ? Et que leur mort peut être prochaine...
Bref, si la fonction d'empereur pouvait faire de vous un grand personnage à la vie fastueuse, elle pouvait aussi avancer l'heure du trépas plus tôt que prévu. Claude, Néron, Héliogabale en ont fait les frais. Mais être sujet d'empire, c'était, comme je le disais plus haut, dangereux également. C'est pour ça que des écrivains, des rapporteurs de leur temps, des fonctionnaires comme Pline le Jeune pouvait s'empresser de prendre leur distance avec l'empereur mort pour plaire au nouveau, arguant qu'il craignait pour sa vie et préférait rentrer dans les bonnes grâces pour la sauvegarder. Néanmoins, notons que ces gens (Pline encore lui) pouvaient également se servir de leurs écrits pour indiquer ce qu'on attendait d'un empereur parfait, faire connaître leurs liens privilégiés avec leur maître à tous, etc. Mais, il ne faut pas oublier, que ces témoignages, ces écrits qui servent aux représentations des empereurs dans l'imaginaire actuel, ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Comme déjà dit, ils avaient intérêt à noircir l'empereur précédent pour rentrer dans les bonnes grâces du suivant.

 

Pour faire court, il y a beaucoup de choses à dire sur ce livre qui aborde l'empire romain par les portes adjacentes à la grande porte. On y découvre ou redécouvre beaucoup de chose. Cependant, un bémol, il faut avouer que le livre est parfois un peu long. Mais, c'est un livre à lire par l'originalité de son approche.

 

Merci à Babelio et aux éditions du Seuil.

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